Marcelline est une comédienne hantée par Natalia Petrovna, l'héroïne de la pièce de Tourgueniev, Un mois à la campagne, qu'elle répète avec énormément de mal. Pour échapper à ses angoisses, elle va à la piscine et nage sur un air de Glenn Miller. Rien n'y fait. Marceline ne va pas bien.
À 40 ans, elle n’est pas mariée, ne vit que pour le théâtre et se rend compte qu’elle n’aura peut-être jamais d’enfants, ce qui redouble ses angoisses. Marcelline cherche sans relâche à communiquer avec tous ceux qui l'entourent, vivants ou morts : la Sainte-Vierge avec laquelle elle négocie, le fantôme tutélaire de son père assis dans le canapé familial, le fantôme espiègle d'un amoureux perché dans un arbre. Elle rit et pleure à contre-temps, un rien la perturbe, comme le regard inquisiteur de sa mère ou le baiser qu’elle reçoit du jeune premier de la pièce qu’elle répète.