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Cannes 2017 - L’essentiel du samedi 27 mai : les premiers prix en attendant le palmarès

Dossier | Par | Le 28 mai 2017 à 01h33

Quels films ont reçu les meilleures notes de la presse française et internationale ? Quels sont les premiers prix attribués en attendant le Palmarès dimanche soir ? Réponse dans notre dernier récap' de cette quinzaine.

L’humeur du jour

Bien sûr, les films – ceux présentés à Cannes comme les autres – offrent, régulièrement, des figures de jeunesse dérangeante. Mais, cette année, en sélection officielle, ce fut particulier avec deux écoles qui correspondent à deux regards contraires sur la vieille Europe. D’un côté, la gamine blonde de Happy end de Michael Haneke : froide, meurtrière avant même l’âge de déraison, elle pénétrait par la petite porte dans une famille en grande putréfaction bourgeoise. Le patriarche incarné par Jean-Louis Trintignant  l’accueillait avec un « bienvenue au club ! » lourd de cynisme : chez le cinéaste autrichien, pour l’air frais ou un quelconque espoir de renouveau, il fallait donc repasser.

En face ? Le héros de l’inclassable et enthousiasmant La Lune de Jupiter du Hongrois Kornél Mundruczó : un jeune migrant syrien tombé sous les balles mais qui… ressuscite. Il réveille un médecin désabusé et rongé de culpabilité. Lui rend sa foi en l’avenir et en l’humanité. Un ange qui lévite au dessus d’une Europe qui a oublié de regarder vers le haut. Avec cette phrase, la plus politique, finalement de tout le festival, dite à toute fin par un autre migrant du même âge que le Kid de Chaplin : «  vous êtes prêt ? J’arrive ! ». Entre une jeunesse prête à adhérer à un «  club » finissant et une autre, venue d’ailleurs et porteuse de nouvelles forces, cette année, il n’était pas difficile de choisir… Guillemette Odicino

Les infos du jour

La cérémonie de clôture du Festival de Cannes sera diffusée sur Canal+ et également sur Dailymotion dès 19h ce dimanche 28 mai.

Le jury de L'Oeil d'or, le prix du documentaire présidé par Sandrine Bonnaire, a décidé de récompenser Agnes Varda et JR pour leur film Visages Villages.

Le prix Fipresci (Prix de la critique internationale) a été remis à 120 battements par minute de Robin Campillo, pour la compétition. Côté Un certain regard, il va à Tesnota - Une vie à l'étroit, de Kantemir Balagov, et à la Quinzaine des réalisateurs, à L'Usine de rien.

Le jury du Prix oecuménique a attribué son prix à Vers la lumière de Naomi Kawase

Le prix SACD de la Quinzaine des Réalisateurs va à L'Amant d'un jour, de Philippe Garrel, et à Un beau soleil intérieur, de Claire Denis.

Le jury de journalistes de Cannes Soundtrack a élu Good Time, des frères Safdie, comme le film comportant la meilleure BO (composée par Oneohtrix Point Never).

Bruno, le chien de The Meyerowitz Stories, de Noah Baumbach remporte la Palm dog. Et la Palme cat va à un chat qui s'appelle « le chat » dans Jeune femme, de Léonor Serraille.

Un petit point sur les notes données par la presse aux films en compétition : pour les critiques rassemblées par Screen, c'est Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev qui obtient la meilleure note, avec 3,2 (sur 4), suivi in extremis par You were really never there de Lynne Ramsay, avec 3,1. A noter la note cata de Rodin, de Jacques Doillon, qui n'obtient que 0,8.

Du côté des étoiles du Film Français, 120 battements par minute de Robin Campillo a obtenu le plus grand nombre de palmes (5).

C'est le dernier round pour notre jeu de pronostics sur Télérama-Vodkaster : You Were Never Really Here de Lynne Ramsay, dernier entrant de la Compétition, peut-il battre 120 battements par minuteC'est à vous de voter !

Les MC du jour

La citation

« Je ne crois pas que le cinéma est en danger. Je pense que les gens vont continuer à aller en salles, non pas parce que le son est meilleur, la projection de meilleure qualité ou le fauteuil plus confortable qu'à la maison. Ils vont dans les cinémas pour participer à une expérience autour d'eux : c'est aussi ancien que l'humanité depuis les théâtres grecs et les cirques romains. ». Roman Polanski, en conférence de presse pour son film D'après une histoire vraie.

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