Quelque part ailleurs, l'inspiration

Les influences de Somewhere de Sofia Coppola

Dossier | Par CAMILLE Satge, Hélène Chevallier | Le 15 décembre 2010 à 20h00

Somewhere, le nouveau film de Sofia Coppola a remporté le Lion d'Or de Venise de cette année 2010. Il sortira le 5 Janvier 2011 sur nos écrans, mais le film fait déjà l'événement en cette fin d'année au sein de la sphère cinéphile.

Le dernier opus de la réalisatrice américaine s'intéresse à la relation entre un père et sa fille : Johnny Marco, acteur d'Hollywood à la réputation subversive, voit débarquer sa fille de onze ans, Cleo, à l'hôtel du Château Marmont où il réside. Le magazine Trois Couleurs propose une édition spéciale centrée sur la très trendy réalisatrice dans lequel elle parle de ces influences cinématographiques. Voici une petite compilation de ces instants cinéma qu'elle mentionne.

Sofia Coppola aime à multiplier les références culturelles dans ses films : la musique, l'art photographique mais également le septième art parcourent et enrichissent les oeuvres de la réalisatrice. Somewhere collectionne les clins d'oeil à des oeuvres de cinéma.

Le personnage de Stephen Dorff ou le fantôme d'Hollywood
Sofia Coppola a demandé à l'acteur de s'éloigner du soleil pour ce rôle. Si l'acteur apparaît diaphane à l'écran c'est en référence à l'univers gothique qui semble fasciner la cinéaste. En effet, la jeune Cleo s'adonne à la lecture d'un livre de la saga Twilight. La figure du personnage incarné part Stephen Dorff rappelle subtilement celle de Terence Stamp dans l'une des trois Histoires Extraordinaires (1965) réalisés par le trio de réalisateurs Federico Fellini, Louis Malle et Roger Vadim. Adapté d'une nouvelle d'Egard Poe, le film de Fellini met en scène un acteur perturbé qui reçoit un prix mais qui finit par se suicider, hanté par une diabolique petite fille blonde.


Toby Dammit extrait de Histoires extraordinaires

La relation père / fille
Somewhere s'attache à dépeindre la relation qui lie un père à sa fille ... le parallèle avec la situation familiale de Sofia Coppola est incontournable. Cependant, ce thème jalonne le cinéma et a donné de grands films. Le dernier opus de la réalisatrice rappelle en particulier le film de 1973 de Peter Bogdanovich, La Barbe à papa. Dans les années 1930 dans le Middle West, un escroc du nom de Moses Pray découvre l'existence de sa fille Addie, âgée de neuf ans, lors de l'enterrement de son ancienne maîtresse. Ils partent ensemble sur les routes jusque chez la tante de l'enfant, ils se découvrent alors petit à petit ...


We're out of Bibles ! extrait de La Barbe à papa

Une voiture dans le désert
L'amour que porte Sofia Coppola pour la musique n'est plus à démontrer. Fan d'indie rock et intéressée par la French Touch depuis Marie-Antoinette, la réalisatrice accorde une place primordiale à la musique dans ses différentes oeuvres. La cinéaste, qui connaît parfaitement l'univers du clip, fait référence à un film muet et musical des Daft Punk, Electroma, dans lequel deux robots sont au volant d'une Ferrari noire. Ce film est à mettre en parallèle avec une scène de Somewhere dans laquelle le père tourne en rond dans le désert, symbole de la tourmente.


Vitesse en voiture noire extrait de Daft Punk's Electroma
 

Le hors-série Trois Couleurs consacré à Sofia Coppola est disponible en kiosque partout en France à partir du 15 décembre (6,90 euros).

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