José Canalejas

Acteur
Né à Ferrol le 14 février 1925, mort le 12 novembre 1912
Connu pour...

Biographie de José Canalejas

Fils d'un ingénieur des chemins-de-fer, il suivit ses études secondaires au Lycée San Isidro de Madrid et obtint les titres de docteur en Droit et en Philosophie à l'Université Centrale de Madrid. En 1873 il était auxiliaire de chaire mais il échoua à deux concours pour devenir titulaire, raison pour laquelle il abandonna l'enseignement. Il intégra la société de chemins-de-fer de Madrid à Ciudad Real et Badajoz (Ferrocarriles de Madrid a Ciudad Real y a Badajoz), dans laquelle il atteignit le rang de Secrétaire général et fut avocat de l'entreprise au cours de procès contre d'autres entreprises de chemin-de-fer espagnoles.
Sympathisant du Parti démocrate progressiste, aux idées républicaines, à l'avènement de la Restauration bourbonienne, il l'abandonna pour intégrer les rangs du Parti libéral de Sagasta, dirigé à l'époque par Cristino Martos et avec lequel il participa aux élections de 1881, au cours desquelles il fut élu député de Soria. Aux scrutins suivants, il obtint de nouveau un siège de député pour Soria (1884), puis pour Cadix (1886) et Alicante (1891-1907). Il renonça à d'autres sièges obtenus à Madrid et Ciudad Real et fut même président du Congrès des députés entre 1906 et 1907.
Durant la Régence il fut ministre du Développement (Fomento) entre le 14 juin et le 11 décembre 1888, ministre de la Grâce et de la Justice entre le 11 décembre 1888 et le 21 janvier 1890, ministre du Budget entre le 17 décembre 1894 et le 23 mars 1895 et ministre de l'Agriculture , de l'Industrie, du Commerce et des Travaux Publics entre le 19 mars et le 17 mai 1902, poste depuis lequel il lança la création de l'Institut du Travail (Instituto del Trabajo), toujours dans des gouvernements présidés par Sagasta. Par la suite, au cours du règne d'Alphonse XIII, il fut de nouveau ministre de l'Agriculture, de l'Industrie, du Commerce et des Travaux Publics entre le 17 et le 31 mai 1902 dans le gouvernement Sagasta, puis ministre de la Grâce et de la Justice entre le 29 juin 1911 et le 12 mars 1912 dans son propre gouvernement.
Collaborateur au journal La Democracia, il fonda en 1890 l'influent quotidien Heraldo de Madrid.
En 1897, préoccupé par la situation de Cuba (alors une province d'Espagne), il y fit un séjour afin d'obtenir des informations de première main. Portant un intérêt certain au conflit, il s'inscrivit comme volontaire dans les listes de l'armée, dont il porta l'uniforme. À 43 ans, et après avoir été ministre, il lutta en tant que soldat et obtint la Croix du Mérite Militaire.
Une fois connue la situation dramatique de la province de Cuba, il revint en Espagne où il fit part de ses impressions à Sagasta, lequel n'y prêta as une grande attention. Un an plus tard (1898), la province de Cuba fut envahie par les États-Unis, avec Porto Rico (qui dépendait administrativement de Cuna à l'époque) et les Philippines, en réponse à l'attaque et au naufrage du navire américain US Maine qui se trouvait en reconnaissance dans la baie de Cuba (attaque dont fut accusée l'Espagne, bien qu'aucune preuve tangible n'ait été fournie).
La guerre terminée, il fonda son propre parti en 1902, le parti libéral-démocrate, et fut à la tête d'un courant politique de gauche qui défendait les idées démocratiques et en faveur de la séparation de l'Église et de l'État.
Après avoir unifié de façon transitoire les différents courants qui luttaient au sein du libéralisme, il fut Président du Conseil des ministres entre le 9 février 1910 et le 12 novembre 1912, période au cours de laquelle il présida de fait trois gouvernements depuis lesquels il réalisa d'importantes réformes. Au niveau fiscal (suppression de la Contribución de Consumos), mise en place du service militaire obligatoire et limitation de l'installation d'ordres religieux (Ley del candado, Loi du cadenas). Accompagné du Roi, il se rendit au Maroc et ordonna l'occupation de Larache, Asilah et Alcazarquivir en réponse à l'occupation de Fès par les Français. Les négociations qu'il entama avec ces derniers amenèrent, peu après sa mort, à la mise en place du protectorat du Maroc.
Il supprima l'impôt sur la consommation, améliora la législation sociale et tenta de résoudre la question catalane avec un projet de Mancommunauté préparé avec la collaboration d'Enric Prat de la Riba. En matière d'ordre public, il dutr employer la force pour réprimer la tentative de soulèvement républicain de 1911 (motín en la fragata Numancia et sucesos de Cullera) et la grève ferroviaire de 1912. Il ne parvint pas à réaliser les réformes politiques qui auraient permis de transformer le régime existant en une véritable démocratie, fin du caciquisme et de la fraude électorale, puisqu'il fut assassiné le 12 novembre 1912. Une dure lutte pour la direction du Parti libéral s'engagea alors, et aboutirait à la fin de ce dernier. De nombreuses personnes assistèrent à ses funérailles comme Álvaro Figueroa y Torres Mendieta, Comte de Romanones, et Manuel García Prieto, marquis d'Al Hoceima, en majorité des libéraux.
Grand orateur, il présida la Real Academia de Legislación y Jurisprudencia.
Alors Président du Conseil des ministres, José Canalejas fut assassiné pendant qu'il regardait la vitrine de la librairie San Martín en plein centre de Madrid, au croisement de la Puerta del Sol et de la rue Carretas. L'agresseur, l'anarchiste Manuel Pardiñas Serrano, qui ne figurait pas dans les registres policiers des anarchistes fichés, lui tira trois balles dans le dos. Quelques instants plus tard, il fut pris à parti à coups de matraque par un policier et, se sentant cerné, il se suicida de deux coups de feu tirés avec la même arme que celle ayant servi pour l'attentat. Canalejas mourut avant d'arriver au siège du ministère de l'Intérieur où il fut transporté.

Filmographie de José Canalejas

  • 1
    Scalps
    (1987)
    En 1875, au Nouveau-Mexique, la fille d'un chef indien, Yari, est enlevée par une troupe de soldats sudistes. La jeune femme parvient à s'échapper et vient se réfugier dans la mais...
    Ma note :
  • 2
    Bianco Apache
    (1987)
    Des chasseurs de peaux sont attaques par un groupe de brigands. Les indiens interviennent pour les aider mais il est trop tard. Il ne reste qu'un nou veau ne que le chef indien ado...
    1h36
    Ma note :
  • 3
    Padre nuestro
    (1985)
    un film de Francisco Regueiro
    Un cardinal espagnol, vivant depuis vingt ans au Vatican sentant sa mort prochaine demande au pape l'autorisation de revoir son village natal. Il souhaite saluer les siens et mettr...
    Ma note :
  • 4
    Une libellule pour chaque mort
    un film de Leon Klimovsky
    A Milan, le viril inspecteur Scaporella est en charge d'élucider une affaire dans laquelle un dangereux maniaque assassine les prostituées, les dealers et autres homosexuels qui se...
    Ma note :
  • 5
  • 6
    Ambición fallida
    1h45
    Ma note :
  • 7
    Les Colts au soleil
    un film de Peter Collinson
    Après une agression, Noon a perdu la mémoire. Laissé pour mort, il se met en quête de son identité et rencontre alors la charmante Fan. Attiré par la jeune femme, Noon est surpris ...
    1h38
    Ma note :
  • 8
    Le Retour des morts-vivants
    un film de Amando De Ossorio
    Au XIVème siècle, les habitants de Bouzano massacrèrent les Templiers à cause de leurs agissements démoniaques. 500 ans plus tard, les villageois s’apprêtent à fêter l’événement ma...
    1h31
    Ma note :
  • 9
    Terreur dans le Shanghai Express
    un film de Eugenio Martin
    En 1906, Alexander Saxton, paléontologue, découvre un hominien fossilisé en Chine. Lors de son retour à Londres par le Transsibérien, il fait la rencontre de son rival, le Docteur ...
    1h30
    Ma note :
  • 10
    La casa de las Chivas
    un film de Leon Klimovsky
    Ma note :

Avis sur les films de José Canalejas

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