Sarah Churchill

Actrice
Née le 7 octobre 1914, morte le 24 septembre 1982
Connue pour...

Biographie de Sarah Churchill

Sarah Jennings naît le 5 juin 1660, probablement à Holywell House, à St Albans, dans le Hertfordshire. Elle est la fille de Richard Jennings (ou Jenyns), membre de la Chambre des communes, et de Frances Thornhurst. Son oncle, Martin Lister, était un biologiste réputé. En 1664, Richard Jennings rencontre Jacques, duc d'York, (le futur Jacques II d'Angleterre, frère du roi Charles II d'Angleterre) pour des négociations en vue du rachat d'une propriété dans le Kent, le manoir d'Agney, qui avait appartenu à sa belle mère, Susan Lister (née Temple). Il fait bonne impression devant le duc, et cette même année la soeur de Sarah, Frances, est nommée demoiselle d'honneur de la duchesse d'York Anne Hyde. Bien que Frances doit renoncer à sa charge à cause de son mariage avec un catholique, Jacques n'oublie pas la famille Jennings, et en 1673 Sarah rentre à la cour en tant que demoiselle d'honneur de la seconde femme de Jacques II, Marie de Modène.
Dans les années 1675, Sarah devient très proche de la jeune princesse Anne, et leur amitié grandit au fur et à mesure des années. Alors qu'elle a seulement 15 ans, elle commence à fréquenter John Churchill, avec qui elle a dansé à l'occasion de divers bals. Ce dernier, qui a été auparavant l'amant d'une des maîtresses de Charles II, Barbara Palmer, duchesse de Cleveland, a peu de biens à lui offrir, et ses comptes sont fortement débiteurs. Sarah a pour rivale Catherine Sedley, comtesse de Dorchester, une riche maîtresse de Jacques II, qui a la préférence de Winston Churchill, le père de John Churchill, soucieux de restaurer la fortune familiale. John espère peut être un temps prendre Sarah comme maîtresse à la place de la duchesse de Cleveland, récemment partie pour la France, mais des lettres de Sarah à John parvenues jusqu'à nous montrent qu'elle est peu encline à accepter ce rôle de maîtresse,. En 1677, Ralph, le frère de Sarah, meurt. Frances et elle deviennent alors cohéritières des propriétés des Jennings dans le Hertfordshire et le Kent. John Churchill la préfère finalement à Catherine Sedley, et le mariage morganatique est célébré dans l'hiver 1677. Ils sont tous les deux protestants, au coeur d'une cour dominée par les Catholiques, une position qui influencera plus tard leurs alliances politiques. Bien qu'aucune date ne soit définie, le mariage est annoncé à la duchesse d'York et à un groupe restreint d'amis. De cette manière, Sarah peut conserver sa position de demoiselle d'honneur à la cour. Lorsqu'elle tombe enceinte, son mariage est annoncé publiquement (le 1er octobre 1678) et elle se retire de la cour pour donner naissance à son premier enfant, Harriet, qui meurt quelques semaines après sa naissance. Quand le duc d'York décide de partir en exil en Écosse suite au scandale du complot papiste, John et Sarah l'accompagnent, et Charles II récompense la fidélité de John en le nommant baron Churchill d'Eyemouth en Écosse. Sarah devient Lady Churchill. Le duc d'York revient en Angleterre après l'apaisement des tensions religieuses et Sarah devient Lady of the Bedchamber de la reine Anne après son mariage en 1683.
Le début du règne de Jacques II se révèle relativement fructueux, bien que l'on ne s'attendait pas à ce qu'un roi catholique puisse prendre le pouvoir dans un pays si farouchement protestant et anticatholique. Cependant, quand le roi tente de modifier la religion nationale, un certain mécontentement s'installe envers lui et son gouvernement. En 1688, un groupe de politiciens connus comme les Immortal Seven invitent Guillaume III d'Angleterre, mari de la fille protestante de Jacques Ir, Marie, à envahir l'Angleterre et à écarter Jacques II du pouvoir. La conspiration est cependant très vite dévoilée. Le roi garde encore une certaine influence et il ordonne que Lady Churchill et la princesse Anne soient placées en résidence surveillée à la maison d'Anne (Cockpit-in-Court) dans le palais de Palais de Whitehall. Leurs maris respectifs, malgré leur loyauté envers Jacques, prêtent allégeance à Guillaume d'Orange. Dans ses mémoires, Sarah indique cependant qu'elles se sont échappées facilement pour trouver refuge à Nottingham :
La princess alla se coucher à l'heure habituelle pour écarter tout soupçon. J'allais la voir peu après et par l'escalier de service de son cabinet, son Altesse Royale , Lady Fitzharding et moi-même, accompagnées d'une servante, descendîmes jusqu'à la voiture où nous trouvâmes l'évêque (de Londres) et le comte de Dorset. Ils nous conduisirent passer la nuit à l'archevêché dans la City, et le lendemain chez Lord Dorset à Copt-Hall. De là nous allâmes chez le comte de Northampton puis à Nottingham, où la population se rassembla autour de la princesse ; rien ne la rendit plus sure d'être en sécurité que de se voir entourée par les amis du prince d'Orange
Après cette nouvelle déconvenue, Jacques II s'enfuit du pays. Bien que Sarah prétend avoir agi pour la sécurité de la princesse, il est plus probable qu'elle ait cherché à se protéger elle-même et son mari. Si Jacques avait vaincu les troupes de Guillaume d'Orange, il les aurait probablement fait emprisonner et exécuter tous les deux pour trahison. Il n'est cependant pas certain qu'il aurait fait subir à sa fille le même traitement.
La vie de Sarah pendant le règne de Marie et Guillaume est difficile. Bien que le nouveau roi accorde à John le titre de comte de Marlborough, lui et sa femme jouissent de moins de faveurs que sous le règne de Jacques II. Le nouveau duc de Malborough avait soutenu le roi Jacques, maintenant exilé. Et à ce moment là, l'influence de Sarah sur Anne et ses tractations avec les membres du gouvernement pour promouvoir les intérêts d'Anne étaient largement connus. Marie II réagit en demandant à Anne de renvoyer Sarah, ce qu'elle refuse. Ce refus crée une profonde mésentente entre Mary et Anne, qui ne sera jamais apaisée.
D'autres problèmes surgissent. En 1689, les soutiens d'Anne (les Marlborough et le duc de Somerset, Charles Seymour) demandent que lui soit versé une annuité parlementaire de £50 000, une somme qui lui aurait permit de ne plus dépendre de Mary et Guillaume. Sarah fut perçue comme l'instigatrice de cette demande, créant ainsi entre elle et la cour une nouvelle inimitié. Guillaume répondit à cette demande en lui offrant la somme mais prélevée sur la Privy Purse, pour qu'Anne reste dépendante de sa générosité. Cependant Anne, influencée par Sarah, refusa, indiquant qu'une subvention parlementaire était plus sure qu'une « charité » accordée par la Privy Purse. Finalement, elle reçut l'argent du parlement, et l'estima du aux efforts de Sarah.
Les succès de Sarah comme leader de l'opposition n'ont réussi qu'à accentuer l'animosité de Mary envers les Marlborough. Bien qu'elle ne puisse pas renvoyer Sarah du service d'Anne, elle réussit à l'éloigner en expulsant Sarah de ses logements au palais de Whitehall. Anne réagit en quittant elle aussi la cour et s'installa avec Sarah chez leurs amis Charles Seymour et Elizabeth Seymour 6e duc et duchesse de Somerset à Syon House. Anne continue à défier la demande de la reine pour le renvoi de Sarah, bien qu'on ai découvert un document compromettant signé par le duc de Marlborough soutenant James II récemment banni et ses partisans. Ce document fut probablement fabriqué par Robert Young, un faussaire réputé, et disciple de Titus Oates. Ce dernier était connu pour avoir répandu une forte atmosphère anti-catholique en Angleterre entre 1679 et le début des année 1680. Le duc est emprisonné à la tour de Londres. La solitude de Sarah pendant cette période la rapprocha encore d'Anne.
Après la mort de Mary II de la variole en 1694, Guillaume III redonne à Anne ses honneurs, s'efforçant ainsi de regagner sa popularité auprès des Anglais et lui fournit des appartements au palais St. James. Il rétablit aussi le duc de Marlborough dans ses fonctions et honneurs et le blanchit des accusations passées. Cependant, par crainte de l'influence de Sarah, Guillaume garde Anne à l'écart du gouvernement et ne lui confie pas la régence du royaume lors de ses absences,.

Filmographie de Sarah Churchill

Avis sur les films de Sarah Churchill

Télérama © 2007-2018 - Tous droits réservés - 2 
Conditions Générales d'Utilisation - Confidentialité et cookies - FAQ (Foire Aux Questions) - Mentions légales -