Yvonne De Carlo

Actrice
Née à Vancouver, British Columbia, Canada le 1 septembre 1922, morte le 8 janvier 2007
Connue pour...

Biographie de Yvonne De Carlo

Elle a été mariée du 21 novembre 1955 à 1968 à Bob Morgan dont elle a eu deux garçons.
Elle meurt le 8 janvier 2007 à l'âge de 84 ans dans une maison de retraite de Woodland Hills en Californie.
Apprentissage
Avant de devenir une des plus ravageuses brunes du cinéma américain, Yvonne a figuré, non créditée, dans une vingtaine de films, dont Tueur à gages de Frank Tuttle, avec Alan Ladd et Veronica Lake, Pour qui sonne le Glas de Sam Wood, avec Gary Cooper et Ingrid Bergman, L'Odyssée du docteur Wassell de Cecil B. DeMille. Elle tourne aussi devant les caméras de Mitchell Leisen et Mark Sandrich, dans plusieurs comédies qui mettent en vedettes Bob Hope, Bing Crosby, Betty Hutton, côtoyant un certain nombre de stars déjà anciennes telles que Ray Milland, Paulette Goddard, Marlene Dietrich, Dorothy Lamour...
Révélation
En 1944 le rôle de la danseuse Salomé qui devient espionne au 19ème siècle la révèle. Elle travaille alors à plusieurs reprises avec les réalisateurs Charles Lamont et George Sherman, a pour partenaires Rod Cameron, Dan Duryea et Howard Duff, mais aussi George Brent (dans La Belle Esclave) et Van Heflin (dans Tomahawk). Elle s'illustre aussi dans le musical Schéhérazade (1947), au côté de Jean-Pierre Aumont, et incarne la célèbre conteuse dans L'Aigle du désert. Dans Casbah de John Berry (1948), adaptation du roman Pépé le Moko, face à Tony Martin et Peter Lorre elle succède à Mireille Balin et Hedy Lamarr.
Outre ces rôles d'aventurières exotiques, elle s'impose en force dans deux films noirs avec Burt Lancaster : Les Démons de la liberté de Jules Dassin et Pour toi j'ai tué de Robert Siodmak, deux classiques du genre. Forte personnalité de l'écran, comparable à Maureen O'Hara, Susan Hayward ou Jane Russell, car capable de soutenir un film d'action, un western par exemple, elle interprète Calamity Jane dans La Fille des prairies.
Sommets
Hollywood continue les années suivantes d'exploiter sa veine exotique et "virile" : La Madone du désir de Robert Parrish avec Joel McCrea, La Belle espionne de Raoul Walsh (1953) avec Rock Hudson (d'après Victor Hugo), Tornade d'Allan Dwan avec Cornel Wilde, Tombouctou de Jacques Tourneur (1959) avec Victor Mature pérennisent son image d'aventurière et L'Esclave libre (1957) de Walsh, face à Clark Gable, constitue le sommet de ce parcours, le Autant en emporte le vent de l'actrice.
Cataloguée interprète typée, elle rejoint Ricardo Montalban, Vittorio Gassman et Pier Angeli dans la distribution de Sombrero (sur un village mexicain) et donne la réplique à Carlos Thompson dans Feu magique de William Dieterle et Fort Alger. Sa participation au péplum de De Mille Les Dix Commandements, en épouse de Moïse/Charlton Heston, constitue un autre sommet de sa carrière dans les années 50.
Europe et comédies
Dans le même temps, Yvonne De Carlo diversifie ses emplois, brillant dans la comédie notamment. Elle décline le genre face aux virtuoses britanniques : Peter Ustinov dans Hôtel Sahara (1951), Alec Guiness dans Capitaine Paradis (1953), David Niven dans Héritage et vieux fantômes de Mario Zampi.
La star semble d'ailleurs envisager une carrière européenne à cette époque : elle interprète le rôle titre de La Castiglione en 1954, avec Georges Marchal et Paul Meurisse en Napoléon III et en 1958 joue Marie-Madeleine dans le péplum italien L'Épée et la Croix. A Hollywood elle retrouve le thriller au côté de George Sanders.
Les Monstres
A l'aube des années 60, comme nombre de ses consoeurs, Yvonne De Carlo se tourne vers la télévision où Bonanza, Aventures dans les îles et Le Virginien ne la changent guère de ses rôles habituels.
Sur grand écran, c'est encore un western qui lui donne John Wayne et Maureen O'Hara pour partenaires - Le Grand McLintock en 1963, une forme de consécration... Dans le même registre, elle aura ensuite pour partenaires Dale Robertson, George Montgomery et Howard Keel. L'année suivante elle rivalise avec Michèle Mercier, la star européenne, auprès de Bob Hope (dans la comédie Papa play-boy).
Mais c'est la télévision qui relance sa popularité : de 1964 à 1966, elle est l'héroïne de la série culte Les Monstres, parodie d'horreur. En 1968, elle participe sur grand écran à La Guerre des cerveaux, un classique de la science-fiction avec George Hamilton et Suzanne Pleshette en vedettes, et en 1974 elle se joint à Frank Langella, Ricardo Montalban et Gilbert Roland (un bouquet d'exotisme) pour une énième adaptation de Zorro.
Horreur et humour
Globalement les années 70 la dirigent vers un cinéma bis. Yvonne apparaît nostalgiquement dans les comédies It Seemed Like a Good Idea at the Time, avec Anthony Newley et Stefanie Powers, et Détective comme Bogart de Robert Day (1980). Elles la dirigent surtout vers le genre horrifique, parodique ou non - elle tourne notamment La Secte de l'enfer de René Cardona Jr. en 1979. Sur ces plateaux, elle croise Stuart Whitman, John Ireland, John Carradine, mais également Cornel Wilde, Joseph Cotten ou Karen Black. De Carlo tient encore la vedette de American Gothic de John Hough au côté de Rod Steiger en 1988. En 1991, la star légendaire figure dans L'embrouille est dans le sac (Oscar) de John Landis, avec Sylvester Stallone dans le premier rôle.
Sa longévité s'exerce également à la télévision : en 1977 Yvonne de Carlo fait partie de la distribution de la télésuite Racines, phénomène de la télévision américaine. Elle retrouve dans L'île fantastique Ricardo Montalban, et joue dans Arabesque et L'étalon noir en 1985 et 1990 avec les fringants Angela Lansbury et Mickey Rooney ; passage obligé, la star de la série Les Monstres se devait de rencontrer Les contes de la crypte : ce fut fait en 1993. Le dernier rôle d'Yvonne De Carlo concerne un téléfilm réalisé par Susan Seidelman en 1995.
Immortelle
Yvonne De Carlo, dont Jean Tulard souligne le culte dans son Dictionnaire des acteurs, s'est imposée dans les années 40 et 50 à la fois comme une bombe sexuelle façon Rita Hayworth et Ava Gardner et comme un symbole féministe à la façon de Maureen O'Hara ; elle est aussi une des plus grandes beautés exotiques de l'époque, suivant de peu Hedy Lamarr, Gene Tierney, Linda Darnell et Debra Paget...
Cependant, si son tempérament est indiscutable, l'histoire du cinéma ne retient, en général, de sa longue filmographie que les films noirs de Jules Dassin et Robert Siodmak, et les films d'aventures de Raoul Walsh, surtout L'Esclave libre. Star, elle le fut, populaire avant tout. Robert Parrish, Cecil B. DeMille, Mario Zampi, William Dieterle, Allan Dwan, Tay Garnett pouvaient travailler en confiance, et l'actrice, non contente d'être une des beautés les plus spectaculaires de l'écran (entre Jennifer Jones et Chelo Alonso) pouvait se mesurer à n'importe quelle star masculine, dans tous les genres. Pourtant, elle eut peu de co-vedettes masculines de premier plan. Peur de la concurrence ?

Filmographie de Yvonne De Carlo

  • 1
    The Naked Truth
    un film de Nico Mastorakis
    Ma note :
  • 2
    L'Embrouille est dans le sac
    Taux de satisfaction de la communauté
    21%
    un film de John Landis
    New-York, 1931. Angelo Provolone, gangster, essaye de se ranger dans le droit chemin, malgré l'influence néfaste de son entourage...
    1h50
    Ma note :
  • 3
    Cellar Dweller
    un film de John Carl Buechler
    Dans les années 1950, les créations d'un peintre horrifique s'animent et le tuent. Des années plus tard, un nouveau caricaturiste ravive les créatures de sa maison, qui fait mainte...
    Ma note :
  • 4
    American Gothic
    Taux de satisfaction de la communauté
    69%
    un film de John Hough
    A la suite d'un incident technique, six jeunes gens voyageant à bord d'un petit avion sont contraints de se poser sur une île oubliée, au large des Etats-Unis. Ils y découvrent une...
    1h30
    Ma note :
  • 5
    Détective comme Bogart
    un film de Robert Day
    1h45
    Ma note :
  • 6
    Class Reunion
    (1982)
    un film de Michael Miller
    Les élèves de la promotion 72 se réunissent au cours d'une grande fête dans les locaux de l'établissement désaffecté. Les retrouvailles se passent très bien : rires, chansons et so...
    Ma note :
  • 7
    The Munsters' Revenge
    un film de Don Weis
    Ma note :
  • 8
    Le silence qui tue
    un film de Denny Harris
    Scotty se rend dans le manoir de, ainsi que trois autres étudiants. Mme Engels préfère rester dans sa chambre dans le grenier, son fils Mason aide les étudiants à s'installer. Bien...
    1h27
    Ma note :
  • 9
    Nocturna
    (1979)
    un film de Harry Hurwitz
    Tim est un petit garçon qui vit dans un orphelinat. Un soir, Tim remarque l'absence de son étoile. Partant à sa recherche, il va bientôt découvrir un monde magique aussi incroya...
    Ma note :
  • 10
    Satan's Cheerleaders
    un film de Greydon Clark
    Ma note :

Avis sur les films de Yvonne De Carlo

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