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Tout le Festival de Cannes 2016 raconté de l'intérieur !
  • La Nuit nous appartient à 20h55 sur France 4. Ses quatre sélections cannoises lui ont fait le cuir. James Gray a l’habitude de voir ses films accueillis fraîchement, sauf par une partie de la critique française et par la communauté Télérama-Vodkaster. Auprès de cette dernière, le plus digne héritier de Coppola a la côte, avec plus de 260 fans déclarés, et un long-métrage en salles, The Lost City of Z, troisième du top 2017 provisoire. « La Nuit nous appartient affirme @Gotrek, ça donnera envie à plus de péons d’aller voir son dernier film (ou pas) ». Que l’on soit péon ou non, le « pas » entre parenthèses semble effectivement à prendre en compte : « La Nuit nous appartient est loin devant The Lost City of Z, affirme @Obiterdictum, un film haletant et bouleversant ». James Gray dans la jungle amazonienne, c’est bien, mais James Gray au cœur de New-York, c’est mieux. « Je regarderai La Nuit nous appartient pour retrouver Gray là où il est le plus à l’aise, confirme @Elge, dans un lieu unique, une ville noire, avec une famille sombre, des destinées obscures… ». Noir, noir, noir. « Un beau petit diamant noir » résume @Theus qui admire « l’aisance avec laquelle James Gray s’est réapproprié les codes du film noir ». Noir, noir, noir, avec quelques éclaircies, mais en toute fin de journée pour @MaxLaMenace_89 qui parle de chef-d’œuvre « crépusculaire et lyrique, lorgnant du côté du polar américain des années 70 ». La preuve : « Il offre avec French Connection l’une des plus grandes scènes de poursuite du cinéma. Plus qu’un grand film policier, un drame familial poignant ». Et si vous n’avez pas la patience d’attendre ce moment de bravoure pour vous faire votre opinion sur La Nuit nous appartient, aucune inquiétude. Comme le dit implicitement @FeydRautha : si vous n’êtes pas saisi dès les premières secondes du film, sensuelles, dans l'intimité de Joaquin Phoenix et Eva Mendes sur fond de Heart of Glass, vous pourrez zapper sans scrupule.

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  • Il y a des semaines comme ça où l'on accueille les films avec un ennui poli, sans hostilité mais sans enthousiasme non plus... La Belle et la bête ? Une adaptation «merveilleusement réussie grâce à des images d’une beauté folle, de l’humour et un casting épatant » promet @BrooklynNoA. « Une redite insignifiante du dessin animé où tous les acteurs semblent inexpressifs au possible » rétorque @Lu34s. Tant pis pour les bougeoirs qui chantent, allons-y gaiement pour le sang et la torture avec Brimstone ? « Un grand drame d’une beauté à couper le souffle, porté par la parfaite Dakota Fanning qui joue ici un de ses plus beaux rôles » s’enthousiasme @tfhenri. « La route vers le western féministe tourne au chemin de croix, prévient @Sushi_Overdose, véritable inventaire d’une martyre aussi ridicule que le maniéré Guy Pearce ». Quant à Fantastic Birthday, premier long-métrage de l’Australienne Rosemary Myers, on voit les références à Wes Anderson, Spike Jonze ou Michel Gondry, sans pour autant crier au génie… Pas de ciné ce week-end, alors ? Si, pour un film à l’affiche depuis le 1er mars : Logan. Vous l’aimerez si vous aimez les productions Marvel : « Mangold filme l’une des plus belles histoires de la saga X-Men » assure @tarteman. Vous l’aimerez si vous n’aimez pas les productions Marvel : « Logan lacère le feutre Marvel pour éviscérer, au crépuscule, le vrai Wolverine » constate @Dr_Shizzo. Vous l’aimerez si vous aimez Mad Max : «D’une violence désespérée mais toujours bercé par un espoir renaissant, Logan est un grand film post-Fury Road» écrit @TrueCine. Vous l’aimerez si vous aimez le cinéma : «Oh, un film de super-héros qui ressemble à un vrai film !, fait mine de s’étonner @Flol, la preuve : pas de scène post-générique. Mais du sang, de la sueur et du cœur ». Des sentiments et des abats, la recette d'un grand film.

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  • Pour les amateurs de listes que nous sommes tous, c'est la hashtag du moment. En tous cas, ça l'était il y a quelques jours sur Twitter, autrement dit une éternité... Qu'importe, on ne pouvait pas passer à côté de #BestMovieOfEveryYearOfMyLife. Le principe est simple : vous choisissez un film, un seul, pour chaque année de votre vie. Si vous êtes centenaire, l'exercice est forcément plus long que si vous êtes en maternelle, et c'est aussi ce qui est intéressant : voir comment les goûts peuvent varier en fonction de l'âge, du moment de la vie où on découvre certains films, etc. Toutes ces listes qui fleurissent sur Twitter sans se servir du bel outil que nous mettons à votre disposition, ça fait mal au coeur. Alors nous vous invitons à vous lancer dans cette entreprise en profitant de la possibilité de créer votre liste facilement sur Télérama-Vodkaster (avec le hashtag en titre), avant de la partager sur les réseaux ou dans les commentaires de cette news. On pourra peut-être savoir qui est la doyenne ou le doyen, la benjamine ou le benjamin, de la communauté... Dernière précaution : apparemment, la règle tacite est de choisir pour chaque film l'année de sortie (en France, nous concernant) et de n'opter pour l'année de production que quand le film est inédit dans nos salles.

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  • Blow Out à 20h55 sur Arte. A moins de l’avoir revu la veille, pour la énième fois, il n’existait aucune raison valable de se priver d'un des plus beaux représentants de la Sélection des Ambassadeurs. « Sublime hommage à deux immenses films: Blow Up et Conversation secrète » annonce @SebD31. « Ce qu’Antonioni fit avec l'image, De Palma le fait avec le son » ajoute @moviesgeek, également sensible à l’atmosphère post-Watergate du film, sur laquelle s’attarde aussi @Millecheck pour qui Blow Out « synthétise toutes les peurs paranoïaques et complotistes qui parcourent le Nouvel Hollywood, en proposant une très profonde réflexion sur le hors-champ cinématographique, comme sur le hors-champ sociétal ». Brian De Palma n’en était qu’au mitan de sa carrière quand il a fait ce thriller, 15 long-métrages ont suivi jusqu'ici et pourtant, cela n’empêche pas Blow Out d’être considéré comme un pic, non seulement de sa filmographie mais aussi de la production de l’époque. « Un des plus grands réalisateurs de l'histoire à son sommet cinématographique, thématique et émotionnel, renchérit @TrueCine. Blow Out est surtout une synthèse des 18 ans de cinéma qui suivirent la mort de JFK. Un film éblouissant techniquement, dont la fin vous hantera à jamais ». @Flol précise : « L'une des plus belles fins parmi toute l'oeuvre "depalmienne" (qui en compte pourtant un sacré paquet) ». Un chef-d’œuvre, et chef-d’œuvre, comment l’écrit-on en nombre de T donnés par Télérama ? « BLOW OUTTTTT » conclut-il @TrueCine.

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  • Il serait dommage de faire l’impasse sur un film qui, à peine sorti, occupe déjà la deuxième place de votre top 2017 provisoire. Peu importe que nous ne soyons qu’à la mi-mars, peu importe que The Lost City of Z (qualifié de « majestueux et subtil » par la rédaction de Télérama) figure encore en haut du classement quand ce dernier sera figé à la fin de l’année : ce week-end au moins, c’est un incontournable devant lequel @FuckCinephiles rend les armes avec tant de joie qu’on le croirait sur le point d’abandonner son pseudonyme vindicatif. « Tout en intensité et en retenue, James Gray fait de The Lost City of Z un moment de cinéma viscéral, somptueux et littéralement étourdissant » écrit-il. Dans les micro-critiques, sont convoqués Stanley Kubrick et Terrence Malick, mais pas seulement : « Grand et fragile comme un Cimino, exaltant et intime comme un Lean, détaille @alexandremathis. Et pourtant, il y a aussi du James Gray». Est-ce justement ce dernier élément qui pose problème ? Le réalisateur de The Immigrant et Two Lovers s’est-il attaqué à trop gros pour lui, pêchant par excès d’ambition ? « Partant dans beaucoup (trop ?) de directions, le film ne prend son ampleur qu'à la fin, en se resserrant sur la jungle, que la jungle » concède @marivaudage. « James Gray a presque failli faire un chef-d'œuvre de The Lost City of Z, mais à presque faillir on est encore trop loin du chef-d'œuvre » regrette @learhoudin. Chef-d’œuvre de Gray ou pas, le temps tranchera. En attendant, mieux vaut ne pas bouder son plaisir, comme le revendique @Kikuchiyo : « Les plans deviennent des tableaux, la guerre une étape, et Londres une jungle : le rêve assujettit le réel et embrase ce grand film hanté ».

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  • Les anniversaires sont décidément l'occasion de découvrir des choses étonnantes sur Télérama-Vodkaster. Alors que Kurt Russell est en train de souffler ses bougies, on se rend compte que l'acteur fétiche de John Carpenter ne dispose que deux listes à son nom, l'une dressée par @lion69, l'autre par @DaleCoop. L'acteur américain compte pourtant une jolie centaine de fans sur le site... qui sont invités aujourd'hui à se mobilier pour réparer cette injustice. Quels sont vos 10 films préférés avec Kurt Russell ? Créez vos tops 10 et partagez-les dans les commentaires de cette brève. Le vendredi 24 mars, nous publierons le top 10 de la communauté, fait à partir de vos listes. On peut vous garantir que Kurt n'en saura pas un mot d'ici là et que la surprise sera totale.

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  • Grâce à son interprétation dans Elle, ces derniers mois ont été ceux de tous les honneurs, à Cannes, aux Golden Globes, aux César, aux Oscars. Vous lui avez décerné votre César et votre Oscar de la meilleure actrice. Même sur les réseaux sociaux, elle s'est livrée à l'une de ses performances les plus inattendues, sur le dance floor, au son de Nuit de folie.

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  • Les inspirations de Nicolas Winding Refn pour concevoir The Neon Demon furent évidemment graphiques mais aussi musicales. Fétichiste, le cinéaste danois a décidé de regrouper ces dernières sur un double vinyl en vente le 14 avril 2017 chez Milan Records. Dans la playlist, une pointe de romantique, de kitsch et de BO avec Pino Donaggio (Pulsions) ou Claudio Gizzi (De la chair pour Frankenstein), des seventies avec Giorgio Moroder ou Amanda Lear, de l'actuel avec Julian Winding, neveu du réalisateur. Dix des quartorze titres de cet album sont disponibles sur Spotify et présents dans cette playlist, The Wicked Die Young, créée pour vous. (Source : Indiewire)

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  • C'est facile. Fandor a mâché le travail grâce à sa vidéo très simplement intitulée Scorsese on Screen qui compile les présences à l'écran de Martin Scorsese. On y trouve le cinéaste dans son propre rôle, notamment pour ses documentaires, qu'ils soient autobiographiques (Italianamerican) ou musicaux (The Last Waltz, Shine a Light). On l'y voit interpréter de petits rôles dans les films des autres (Quiz Show) et les siens (en client de Robert De Niro dans Taxi Driver), s'adonner à de fugitifs caméos (New York Stories), parfois signifiants quant à son rôle de réalisateur (photographe dans Hugo Cabret, éclairagiste dans After Hours). Moins évident, on l'entend donner de la voix : en dispatcher des ambulances dans A Tombeau ouvert, en client qui se fait duper par DiCaprio, au téléphone, dans Le Loup de Wall Street, en projectionniste au service de Howard Hugues dans Aviator.

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  • No Country for Old Men à 20h55 sur France 2. Pas le meilleur moyen de préparer la semaine avec entrain et optimisme, mais tant pis. « On parle de cathédrale des frères Coen, prévient @Polo42, d’un des plus grands films des vingt dernières années ». @TheFabest et avec lui la majorité des Ambassadeurs de Télérama-Vodkaster s’inclinent devant ce « pur miracle de cinéma ». Certains osent un petit blasphème en voyant la tête de Javier Bardem, alias « Mireille Mathieu dans son rôle le plus atypique » dixit @TaoChess, acteur à qui @Juckarify décerne son « Oscar de la meilleure coiffure ». Ils n'en sont pas moins touchés par la grâce des « paysages poussiéreux du Texas où la photographie de Roger Deakins touche au sublime » selon @FreshBUZZ17. Et du sublime, il en faut pour ne pas se laisser écraser par ce film « profondément désespéré, sans concession, et qui vous poursuit longtemps après la projection» signale @Sushi_Overdose. Oui, comme le fait remarquer @Springbank : «  Rien de tel qu’un bon feel good movie pour commencer la semaine avec légèreté… ».

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