Interviews, reportages, chroniques, palmarès...
Tout le Festival de Cannes 2016 raconté de l'intérieur !
  • Rendons un double hommage. D'abord à l'opiniatreté des fans français de Sense8 qui n'arrivent toujours pas à faire le deuil de leur série préférée, ni à se satisfaire d'un ultime épisode qui ouvre autant de portes qu'il en ferme. Ensuite aux community managers de la page Facebook de Netflix France, qui répondent patiemment à leurs doléances répétées... Sense8 n'est plus, et chaque jour, chaque nouveau post de Netflix France, quel que soit son sujet, est immédiatement commenté par un comité de soutien des Wachowski et de leurs héros. Un extrait de Orange is The New Black ? Une annonce d'un nouveau programme ? Un simple gif ? Peu importe, les commentaires ne portent que sur une chose : Sense8. On doute que ça change la situation, mais les amateurs français de la série seront contents de la voir s'en aller dans ce petit bang numérique plutôt que dans l'indifférence.

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  • Avant le LOL cat, avant Internet, il y eut Chris Marker. Un cinéaste toujours en avance sur son temps, à la tête du filmographie variée et éblouissante au sommet de laquelle on trouve La Jetée, mais pas seulement. Un homme à animaux, un homme à oiseaux et un homme à chat qui, une grosse décennie avant Chats perchés, consacrait 2 minutes et 55 secondes à l'observation d'un Chat écoutant la musique. C'est d'ailleurs le titre du film. En ce jour de fête de la musique, il serait dommage de ne pas jeter un oeil et une oreille, au moins, à ce haïku audiovisuel.

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  • Neill Blomkamp n'a pas tout perdu en voyant son projet Alien mis au clou. Il a gardé Sigourney Weaver, qu'il avait déjà dirigée dans Chappie, et quelques créatures étranges qui n'ont pas grand-chose à envier aux extraterrestres de District 9. Et il a fondé une nouvelle structure de production, Oats Studios, pour revenir à ses premières amours, le court-métrage. On attendait vos retours pour savoir si ça valait la peine de mettre en avant Rakka, film d'à peine plus de 20 minutes sur des lézards géants qui colonisent la Terre. On n'a pas été déçu. @Torrebenn parle d'une "SF violemment immersive", @cath44 d'une "plongée terrifiante dans les monstrueuses mutations de la guerre", @Joe_Shelby décrit "un mix de La Nuit des enfants rois, V et Les Maîtres du monde" et @votcastor ne regrette qu'une chose : "que ce ne soit pas plus long pour prolonger le plaisir". Le film est en ligne, gratuitement et légalement, alors à vous de vous faire votre avis.

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  • Vidocq sur Numero 23 à 20h55. C’est un choix… audacieux. Dans la foulée de L’Aventure intérieure la semaine dernière, on s’attendait à voir plébiscité un autre film doudou, Willow à 21h sur 6ter. « De l’heroic fantasy décomplexée comme on savait les faire dans les 80's » certifie @musashi1970. Bien, mais ça ne suffit pas. Spider-Man 2 à 21h sur NT1, alors ? « Le meilleur film de super-héros jamais fait avec Incassable » assure @WillValmontcine. Un choix également revendiqué par @jenanaipa : « Sam Raimi allie avec brio, problématiques adolescentes et réflexion sur l’héroïsme et le don de soi, le tout servi par de splendides scènes d'actions, ultra lisibles et fluides, et pour finir, un méchant ambigu, fort bien écrit et interprété». @Cine7Inne aime aussi, « pour la maestria de Raimi à canaliser les émotions avec grâce et à donner à son héros cette sensibilité touchante ». Des qualités que d’autres attribuent plus volontiers à La vie rêvée de Walter Mitty sur M6 à 21h, qui « donne envie de se bouger le cul et de faire quelque chose de sa vie » selon @Springbank. « Ben Stiller nous conduit dans une odyssée nostalgique sacrément dépaysante, drôle et touchante » ajoute @Sushi_Overdose. « Une véritable pépite de sincérité. Petit film qui deviendra culte » écrit @Juckarify. Toutes ces belles raisons auraient pu suffire si des forces obscures ne s’étaient déchaînées pour défendre l’inattendu Vidocq, @juliendg en tête, tel un Saroumane du bis. « Un fleuron du cinéma français par ce génie incompris, Pitof, qui devrait être la fierté du cinéma hexagonal au lieu d’être sa risée. Il sera réhabilité un jour ou l’autre… peut-être pas de notre vivant, mais ça viendra ». « Il faut voir Gégé en super-héros steampunk, comme un Sherlock Holmes ultrabadass bien avant celui de Guy Ritchie, qui faisait des cascades à la Matrix tant que son bidou le lui permettait encore, poursuit @juliendg. Il faut voir ces effets spéciaux avant-gardistes et cette photographie dont le jaune urine évoque les plus belles heures de Jean-Pierre Jeunet ». On pourrait croire à un coup de folie si @bredele, @gunsy et surtout @Avideo n’y mettaient aussi du leur. « Quel amour difficile à faire reconnaître, regrette le troisième. Pourtant, ce film m’a marqué au fer rouge ». Et le défenseur de dérouler son argumentaire, évoquant une photographie « qui donne sa couleur juste à cette histoire d’alchimiste », une histoire d’inspiration mythique « sortie des tréfonds d’une littérature d’anticipation dont la France s’est glorifiée et qu’elle a oubliée », « une violence sale, une ambiance tordue et malfaisante » qui ne sacrifie pas au réalisme et « se permet toutes les exagérations ». Ces partisans de l’impossible, sont-ils en train de nous troller ou de nous ouvrir les yeux sur les qualités du tout premier long-métrage entièrement tourné avec une caméra numérique ? Début de réponse à 20h55 sur Numéro 23.

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  • « Imaginez un Mocky afghan et son acteur gay tournant Hitman le Cobra - The Musical, entre quelques charniers bien réels, pour saisir le truc ». Comme en témoigne cette description faite par @zephsk, Salim Shaheen est un croisement entre beaucoup d’éléments a priori incompatibles, un créateur excentrique d'autant plus unique qu'il exerce dans un pays préoccupé par d'autres choses que les films. Journaliste radio de métier, Sonia Kronlund l’a suivi sur le tournage de son 111ème film : un périple étonnant dans les pas d’un individu hors-norme qui enegistre, joue, chante comme il respire, et se sent partout chez lui. « Quel personnage extraordinaire que Salim Shaheen ! Quel film drôle, émouvant, intelligent que nous offre Sonia Kronlund ! » s’enthousiasme @LeaRhoudin. « Une sorte de personnification de la puissance du cinéma » avec sa « troupe dont la vie est inextricablement liée à lui » ajoute @viking, qui trouve cette fine équipe « bouleversante ». Si tout le monde tombe d’accord sur l’aura du héros de Nothingwood, les avis sont plus nuancés concernant l’approche. « Sans oublier le réel, Sonia Kronlund nous offre une autre Afghanistan, celle d'un personnage incroyable de folie, de vie et d'espoir en dernier recours » estime @A_Nos_Amours qui apprécie de voir se dessiner tout un pays à travers cet homme. « Un documentaire incisif qui sait prendre le recul nécessaire par rapport à son (envahissant) sujet pour mieux décrire son véritable univers » confirme @AbusDeCine. « Passionnant portrait touchant et galvanisant reconnaît @cladthom. Dommage que Kronlund soit trop en retrait malgré tout pour élever les thèmes abordés ». @Thomaschry n’est pas loin de partager cette petite réserve. « Vampirisé par ses pieds-nickelés hénaurmes et hilarants, ce documentaire improbable sur le cinéma afghan accuse quelques problèmes formels ». Tout n’est peut-être pas parfait dans ce premier long-métrage, mais personne ne conteste son effet euphorisant, sa célébration des vertus du Septième Art. « Devant la caméra parfois hésitante mais toujours sincère de Mme Kronlund se dessine une véritable résistance par le cinéma » estime @clemgeo. « Énorme coup de Coeur, terriblement drôle et émouvant, se réjouit @jonathanpichot. Un bonheur d'une grande générosité sur la vie et le cinéma ».

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  • Le New York Times a récemment fait le sien, après consultations de ses critiques: le top 25 des meilleurs films du 21ème siècle. Ce classement, forcément provisoire et qui fera sûrement l'objet d'une mise à jour dans 17 ans, n'est pas aussi américano-centrée que ce que l'on aurait pu craindre, avec 14 productions américaines, pour la plupart indépendantes. Il n'est pas non plus allergique à la comédie (Judd Apatow est là), ni à l'animation (Ghibli, Pixar), comme le sont la plupart des tops comparables. Cela n'empêche pas certains choix d'être discutables, concernant les films français présents (White Material, L'Heure d'été) ou les titres américains absents, comme Mulholland Drive par exemple (on ne parle pas de James Gray, jamais prophète en son pays, même auprès de la critique). D'où la nécessité de répondre à ce top par un autre top : celui de la communauté. Nous vous invitons à faire votre top 25 des meilleurs films du 21ème siècle, avec l'outil liste évidemment, et de poster le lien vers celui-ci dans les commentaires de cette news. Vous avez jusqu'au jeudi 22 juin à midi pour le faire. Avant cette date, vous aurez toujours la possibilité de changer l'ordre de vos favoris, d'en ajouter, d'en enlever. Après, il faudra poser les stylos pour nous permettre de faire, grâce à vos classements, le top 25 de la communauté qui sera rendu public le vendredi 23 juin. Attention, nous prenons les mêmes règles que le New York Times : seuls les longs-métrages sortis, en France ou dans leur pays d'origine, après le 31 décembre 1999 sont éligibles, soient plus de 3000 films. Par contre, nous ne sommes pas à Cannes : les DTV ou les productions Netflix sont acceptés. A vos tops !

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  • C'est le site Nautiljon, consacré à l'actualité culturelle japonaise, du manga aux jeux vidéo en passant par la musique, qui nous a rappelé l'existence de ce très court film d'animation. Neko no Shuukai a été réalisé par Makoto Shinkai en 2007, près de 10 ans avant Your Name, le plus gros succès de l'année dernière au box-office japonais. Ce dessin-animé fait partie d'une anthologie commandée par la NHK dont certains épisodes sont disponibles sur YouTube avec des sous-titres français. Son héros est un chat qui en a marre de toujours se faire marcher sur la queue... Neko no Shuukai n'est pas une nouveauté, pour les fans d'anime, ce ne sera peut-être pas une découverte, mais puisque le Festival d'Annecy démarre aujourd'hui, on se disait que c'était une jolie manière de saluer l'animation. (Source : Nautiljon)

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  • L'Aventure intérieure sur 6ter à 21h. L’offre est limitée, actualité électorale oblige, mais loin d’être indigne. En témoigne la diversité des avis des Ambassadeurs. Pour @greg_movies, c’est clair, il faut regarder C8 à 21h : « Peur sur la ville, c'est tout simplement un des meilleurs cousins français du giallo. Super Bébel y est une fois de plus bluffant ». Une évidence mais pas aux yeux de tout le monde. « Mon premier est un animal domestique bien connu. Mon second est très apprécié du premier. Mon troisième est utile pour faire une partie de yams par exemple » annonce @Le_Hutin. Chat-rat-dé, ça donne Charade, à 20h55 sur Arte : « un duo d'acteurs mythique à l'écran dans une comédie romantique rythmée et mordante rappelant Wilder, avec une finesse so british en plus, doublée d'une intrigue et de plans très réussis ». La devinette aurait pu suffire à rallier les suffrages sur ce film de Stanley Donen, mais c’était sans compter Spider-Man et ces deux mots, écrits par @Cine7Inne : « baiser renversé». Une scène devenue culte, une très bonne raison de choisir ce film, et si jamais elle ne vous suffit pas, @elge en donne d’autres : « Le talent de Sam Raimi a été avant tout de choisir Tobey Maguire pour ce rôle de Spider-man, un super-héros qui a bien du mal à s’assumer. D’ailleurs, d’Incassable à Logan en passant par Spider-Man, ne sont-ce pas ces super-héros qui s’ignorent qui font les meilleurs films du genre ? ». On a bien une idée de la réponse, mais au super-héros qui s’ignore, la majorité préfère les héros qui s’ignorent : Dennis Quaid en militaire miniaturisé, injecté par erreur dans le postérieur du pauvre Martin Short ; le premier poursuivi par des globules blancs, le second par de méchants espions. « Sous son côté ludique, une belle découverte du corps. Qui eut cru qu'on prendrait une leçon de biologie et d'anatomie en allant voir cette comédie ? demande @Flowzi. Dennis Quaid y est au top de sa forme, j'en étais devenu fan par ce film-là ». Dennis Quaid, un nom que les moins de vingt ans ont tendance à ne pas connaître, car L’Aventure intérieure, c’est aussi la nostalgie d’une époque, « une période bénie où blockbuster, intelligence et qualité rimaient grâce au savoir-faire de vrais artisans » se souvient @WillValmontcine. Avec dans le rôle de l’artisan, un artiste hors-pair. « Un Joe Dante, ça ne se refuse pas, assure @Mrincroyable. Il ne s'agit pas de son film le plus connu et pourtant c'est une réussite. Meg Ryan y est sublime et toute piquante , les effets spéciaux sont réussis et le film possède en son sein des moments cartoonesques où l'on retrouve la fascination de Dante pour… le cartoon ». Fascination flagrante dans Les Looney Tunes passent à l'action, mais ne parlons pas des films qui fâchent... Faites donc un voyage fantastique, dans le corps humain mais aussi dans le temps, trente ans en arrière, car comme le dit @itachi : « L’Aventure intérieure est le meilleur moyen d'expliquer à vos enfants ce qu'était la TV de leurs parents ! ».

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  • Ce n’est pas la première fois qu’une femme se voit confier la direction d’un blockbuster, mais la dernière fois ne date pas d’hier… On se souvient que Mimi Leder était à la tête de Deep Impact, sorti en 1998. Contrairement à Armageddon, son concurrent direct à l’époque, cette histoire d’astéroïde accordait autant d’attention aux terriens contraints d’attendre anxieusement l’impact qu'à la mission de sauvetage dans l'espace. Leder s’en sortait suffisamment bien pour laisser croire qu’une brèche s’ouvrait, que le blockbuster n’était plus réservé aux hommes… Espoir douché. Mimi Leder est finalement retournée d’où elle venait, la série télé, pour continuer à produire et réaliser des épisodes d’Urgences, avant de faire de même avec The Leftovers. Rien que ça. Vingt ans après Deep Impact, Hollywood constate une nouvelle fois qu’au moins 50 % de la population mondiale n’est pas du même sexe que 100 % des personnes à qui elle confie des budgets supérieurs à 100 millions de dollars. Les role models que sont de fait Wonder Woman et la réalisatrice Patty Jenkins impactent au-delà du film, avec d’autant plus de force que celui-ci est majoritairement considéré comme réussi. « Un film qui devrait être là depuis longtemps » rappelle @stillMargotte qui voit là un « rêve de gamine » se réaliser. « Si on m'avait dit que Wonder Woman serait le film qui me réconcilierait avec DC, je ne l'aurais jamais cru. Et pourtant… » reconnaît @MeDiT, visiblement lassé par les dernières aventures de Superman, Batman ou de la Suicide Squad. « Wonder Woman confirme avec brio qu'une super-héroïne peut assurer en solo au ciné tout comme ses congénères mâles ! À confirmer avec Captain Marvel ! » déclare @MaadHakim, un œil déjà sur ce DC prévu pour 2019, coréalisé par Anna Boden, avec Brie Larson dans le rôle-titre. « Je pardonne les quelques défauts tant le duo Patty Jenkins/Gal Gadot a réussi à "iconiser" Diana. Le passage du no man's land est superbe » écrit @Alexander_R, qui n’est d’ailleurs pas le seul à célébrer cette séquence en particulier. Avec l’enthousiasme arrivent généralement les jeux de mots et Wonder Woman ne les a pas volés. « Rayonnante, Wonder Woman vient apporter un peu de lumière chez les super-héros ! Une origin story assez classique, mais on se ReGal Gadot ! » annonce @3615_CH, célébrant ainsi le charisme de l’actrice principale. « Olympe contre goujats, Wonder Woman, peuplée d'une fierté amazone où le flambeau du divertissement se porte ovaires et contre tous ! » revendique @CinemAtrium. Ca ferait une belle phrase d’accroche sur l’affiche du film.

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  • Abdellatif Kechiche s'apprête à mettre aux enchères sa Palme d'Or, remportée grâce à La Vie d'Adèle, afin de réunir les fonds nécessaires à la post-production de son nouveau long-métrage, Mektoub My Love. La compagnie de production Qat'Sous va vendre des objets liés au travail de Kechiche, sa Palme d'Or donc, mais aussi les peintures à l'huile vues dans La Vie d'Adèle. Cette annonce est le dernier épisode en date d'une genèse problématique. D'abord intitulé Mektoub is Mektoub, Mektoub My Love est l'adaptation (lointaine selon les principaux concernés) de La Blessure, la vraie, de François Bégaudeau. Le titre englobe deux films, susceptibles d'être exploités séparément : Les dés sont jetés et Pray for Jack. En avril dernier, le cinéaste s'était plaint de ne pouvoir présenter sa dernière réalisation à Cannes, justement parce qu'il avait fini par faire deux films plutôt qu'un seul ; ce qui posait contractuellement problème à France Télévisions, co-financeur du film. France Télévisions avait démenti empêcher Kechiche de soumettre sa création au festival. Le réalisateur avait conclu : "D'où la nécessité de régler les choses devant le tribunal de grande instance de Paris. Je le dis sans animosité. Il s'agit d'un cas de jurisprudence, je ne vois tout simplement pas d'autre solution que de s'adresser à la justice. (...) Malheureusement cela rend impossible toute projection pour le moment". (Source : The Hollywood Reporter)

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