Interviews, reportages, chroniques, palmarès...
Tout le Festival de Cannes 2016 raconté de l'intérieur !
  • Atomic Blonde plaît, un peu, parfois beaucoup, sans aller jusqu’au passionnément. Une femme douce déçoit, ennuie même (alors qu'il enthousiasme la rédaction de Télérama). Mieux vaut se tourner vers Une vie violente, film sorti le 9 août, pas suffisamment vu par la communauté à ce moment-là pour évincer Hana-bi, le choix du week-end dernier, mais apprécié depuis. Après Les Apaches, le réalisateur Thierry de Peretti a de nouveau réussi son coup visiblement, en suivant le retour dans sa Corse natale d’un délinquant devenu nationaliste et passé à la clandestinité. « Repéré avec un premier film tendu, Perretti gagne en ampleur dès son deuxième film, dont l'ambition romanesque est tenue de bout en bout » assure ainsi @jolafrite. « Un film brut de décoffrage, mais pourtant déjà entre Straub pour la théorie‚ Pasolini pour le typage humain et Ferrara pour la mise en scène » promet @georges.b1, peu avare en références flatteuses. « A la limite du documentaire, Une vie violente décrit admirablement une génération qui a cru en ses idéaux avant d'être sacrifiée » écrit @cinemathebride. Un reproche récurrent fait au film, tout de même : sa narration confuse, que déplorent @alexisledandy, @thomaschry, @christianFT ou @tintamart, notamment, qui évoque « un sujet complexe pour un scénario pas toujours pédagogique mais mené par un casting d'excellence et une mise en scène brute ». 

    Commenter
  • Le 13 août 1997 était diffusé aux Etats-Unis le premier épisode de la série créée par Matt Stone et Trey Parker. Vulgaire, provocante et drôle, South Park est toujours là, vingt ans après, affûtée et pertinente, et elle le sera encore jusqu'en 2019 au moins, date de la fin actuelle du contrat passé avec le diffuseur Comedy Central. Vingt ans, ça fait beaucoup d'épisodes. Avec ce quiz, on ne vous met pas au défi de tous les connaître, mais au moins quelques-uns, bien choisis.

    Commenter
  • Au début des années 70, Guy Gilles a mis en scène Jeanne Moreau dans deux de ses longs-métrages, Absences répétées (Prix Jean-Vigo) et Le Jardin qui bascule. Cette collaboration ainsi que l'amour qu'il se portait l'un à l'autre ont donné naissance à un portrait de l'actrice, à travers un entretien filmé, devenu quasiment inédit (sur les réseaux tout du moins). Pour rendre hommage à Jeanne Moreau, la chaîne YouTube dédiée au réalisateur décédé en 1996 a mis en ligne ce Jeanne raconte Jeanne devenu rare.

    Commenter
  • Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, c’est celui où l’on découvrait avec émerveillement Hana-bi dans les cinémas français, le film qui a fait éclater le talent de son réalisateur et acteur, Takeshi Kitano. Le bouffon de la télé japonaise s’était mué en cinéaste à suivre dès la fin des années 1980, mais en remportant le Lion d’Or à Venise en 1997, il prit une nouvelle envergure, suffisante pour voir ses créations accéder à un plus large parc de salles en France. Portée par la musique de Joe Hisaishi, l’histoire de cet ex-policier devenu braqueur et de son épouse condamnée par la maladie est restée comme l’un des sommets de la carrière de Kitano. « Le plus bouleversant et le plus poétique des Kitano, assure @Zering. Hana-bi est aussi un monument esthétique ». « Malgré l'omniprésence de la mort, Takeshi Kitano célèbre la vie, celle qui, fugacement, brille après l'explosion jusqu'à être emportée par les vagues » écrit @Hyksos. «Polar désenchanté et mutique complètement déconcertant au début, prévient @Truecine. L'hermétisme devient par la suite pure émotion, bouleversante sobriété ». « L'hermétisme et la monotonie de Kitano peuvent irriter, ajoute @Ironshirt, mais ils sont contrebalancés par des moments d'émotion pure qui vont droit au cœur ». Jusqu’à un dernier acte bouleversant. « Je gage aisément qu'il s'agit là de l'une des plus belles fins de toute l'histoire du cinéma » déclare @joyisdivided. Gageons que vous n’y resterez pas insensibles.

    Commenter
  • Si on se fie à l’accueil réservé sur le site à ce nouvel épisode de la saga version 2010, La Planètes des singes - Suprématie est le meilleur des trois, ce que confirme @malikel_shabazz : « De la persécution des primates, pour l'héritage de la Terre et de son histoire… Serkis porte avec brio le meilleur opus de cette trilogie». Andy Serkis, c’est le nom qui revient le plus souvent ; un paradoxe pour l’interprète de César, le chef chimpanzé, bardé de capteurs sur le tournage et auteur d’une performance capture apparemment exceptionnelle. « Une nouvelle prestation de haute volée de la part d'un Andy Serkis qui mériterait bien une distinction majeure pour l'ensemble de son œuvre singulière (Gollum, King Kong...) » estime même @Gnothi_seauton. « Entre drame tragique et spectacle épique, Suprématie est la conclusion parfaite à cette trilogie. Andy Serkis est plus impérial que jamais » ajoute @Kevin_Lassal. Si La Planète des singes : Suprématie est une réussite, le film le doit à son acteur principal mais aussi à son metteur en scène. « D'une intelligence et d'une efficacité redoutables, écrit @Flol au sujet du long-métrage. Et la confirmation que Matt Reeves est ce qui pouvait arriver de mieux au blockbuster US ». « Dans un dernier mood Eastwoodien, Matt Reeves s'offre le plus beau succédané de Impitoyable et y insuffle un niveau d'exigence rare » estime @StarLord. Le plus grand spectacle proposé au cinéma cet été ?

    2 commentaires
  • Le réalisateur de Barry Lyndon, Shining et autres grands films a laissé derrière lui un grand nombre de recommandations cinéphiles. En 2016, le British Film Institute les avait retrouvées et compilées, en collaboration avec Jan Harlan, producteur et ami du maître, afin de s'assurer de ne pas faire dire n'importe quoi au défunt Kubrick. Parmi les 95 films ainsi regroupés figurent deux courts-métrages que l'on peut actuellement trouver en ligne.

    5 commentaires
  • C'est un court-métrage de fin d'études, finalisé après une levée de fonds sur Kickstarter. Premier film réalisé par deux animateurs prometteurs, Beth David et Esteban Bravo, In a Heartbeat raconte les déboires d'un jeune homme dont le coeur lui échappe et bat pour un autre homme. L'originalité du film tient au registre convoqué pour mettre en scène cette histoire, l'animation, dans un style proche de celui de Pixar.

    4 commentaires
  • On se souviendra notamment de lui dans L'étoffe des héros, qui lui valut une citation à l'Oscar du second rôle, ou dans Les Moissons du ciel : Sam Shepard est décédé à l'âge de 73 ans, le 27 juillet dernier, des suites de la maladie de Charcot, comme sa famille en a informé la presse aujourd'hui. Récemment vu en patriarche dans la série Bloodline ou en figure paternelle dans Mud, Sam Shepard était également réalisateur mais surtout dramaturge, avec plus d'une quarantaine de pièces de théâtre à son actif dont Buried Child, récompensé du Pulitzer, et scénariste, notamment de Zabrisikie Point (coécrit avec Antonioni) et Paris, Texas.

    8 commentaires
  • Sauf  à réaliser son chef-d’œuvre absolu, Luc Besson avait peu de chance de vous séduire largement (à moins que vous ne soyez un(e) fan qui s'ignore, comme le révèle ce test de personnalité ?). Sur le site, sa côte de popularité est au plus bas depuis un bon bout de temps et son film le plus aimé, Léon avec 73% de satisfaction, a déjà plus de vingt ans… C’est sans surprise que Valérian se fait éconduire, mais plus gentiment que prévu. Cette adaptation de l’œuvre de Christin et Mézières apparaît même à ce jour comme le Besson le plus apprécié au sein de la communauté depuis… Le Cinquième élément. « Ni navet sidéral, ni franche réussite. Un drôle de truc parfois drôle et plein de charme, parfois lourd et mal foutu. Un film de Besson, quoi » résume @DH84. « Le film a les ambitions visuelles de la grande épopée spatiale qu'il aurait pu être, mais Besson y préfère la bêtise à la richesse de la BD » regrette @Aymeric. « Vous qui entrez, abandonnez toute espérance et laissez vous porter, prévient @Theus. On ne peut reprocher à Besson son manque d'ambition et de démesure ». Faute de concurrent unanimement salué, Fight Club s’impose comme le film à (re)voir en salles ce week-end, dans sa version restaurée. Certains ne l’aiment pas, mais vraiment pas. « Fight Club, c'est l'infini mis à la portée des caniches. Enflé, os sec en poudre, pus cinématographique auquel s'abreuvent les moutons » écrit @typhonpurple qui n’aime pas les moutons. « Fincher est le Beigbeder du cinéma» annonce @Zephsk qui ne tient visiblement pas en haute estime l’auteur de L’Amour dure trois ans… Quand on aime par contre, c’est sans réserve. « Le rythme implacable, la surenchère d'images inoubliables et les questions sociologiques font de Fight Club un film culte qui marque à vie » assure @DaleCoop. « Un film culte, avec une mise en scène et des dialogues inoubliables : une leçon de cinéma » ajoute @ginlange. « Superbe critique de la société de consommation ! A quand la révolution par le bas ? Film subversif, génial et jouissif ! Culte ! » conclut @romain41. Culte, on vous dit.

    1 commentaire
  • Des trois courts-métrages que Christopher Nolan a réalisés dans sa jeunesse, Doodlebug est le seul à être disponible sur le Net. Tourné en noir et blanc avec Jeremy Theobald (qui jouera le rôle principal de Following), ce film étrange témoigne déjà du malin plaisir que prend le realisateur de Dunkerque à jouer avec les nerfs et l'imagination du spectateur. 

    1 commentaire
Télérama © 2007-2017 - Tous droits réservés - 2 
Conditions Générales d'Utilisation - FAQ (Foire Aux Questions) - Mentions légales -