Cinema Consom'action Boycott

Cinema Consom'action Boycott

Liste de 1 film par orloff
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Le mainstream annihile t'il la créativité dans le vecteur cinéma ? La question devient désormais légitime & plus que d'actualité car ce marché produit & surtout s'octroie la majorité du circuit de distribution en salle & de ses dérivés marketing à travers notre planète. Le cahier des charges éculé & sans saveur originale imposé par de pygmalions financiers enfantant l'argent au détriment de l'art, est il devenu une énième Galatée sans âme ? Il en faut certes & heureusement pour tous les goûts & sensibilités. Qu'est ce que la qualité ? Un cinéma d'auteur ? Bien-sûr que non, chaque discipline a ses esthètes. Ici, il n'est pas question de subjectivité mais bien d'objectivité de procédés. De quoi se poser ce genre de réflexion sur le septième art, non pas en discriminant une de ses branches mais en réunissant l'ensemble des cinéphiles sous la même bannière en relevant quelques défauts dans nos écoles mais surtout en nous retrouvant autour de nos qualités & points communs.
Alors pourquoi cet adjectif : boycott ? Usité dans le sens constructif, fédérateur, objecteur de conscience & non agitateur de masse ni de fausses polémiques stériles. In fine, dans le sens de faire la part belle aux créatifs, eux aussi tsunamisés par la course au chocculte festivalier. Refuser la trop grande place qu'a pris le conformisme pop corn en plastique, cette manière de consommer le cinéma & de le digérer. Les nickelodeons sont la propriété de tous & pas seulement des nababs & leurs yesmen.

Cinema Consom'action Boycott n'est rien d'autre qu'un reflet dans l'objectif alors souriez, vous êtes filmés ;-)

En adéquation & en respect avec la loi sur la discrimination inscrite au code pénal, article 225-1

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36 commentaires
  • orloff
    commentaire modéré @Cataclysme voici, si ça t'intéresse, un peu d'histoire sur le rapport de force du cinéma américain & français http://www.chartes.p...mination-resistances
    27 juin 2018 Voir la discussion...
  • Attrianera
    commentaire modéré @orloff Je dois avouer ne pas m'être vraiment posée cette question jusqu'à présent. Je ne suis pas certaine que le boycott soit de l'ordre du possible. Le raz de marée commercial cinématographique étant difficilement totalement occultable. Il revient à l'initiative de chacun de voir autre chose.
    27 juin 2018 Voir la discussion...
  • Attrianera
    commentaire modéré @orloff Penser le cinéma comme un art mondial aux facettes innombrables peut permettre je pense d'éviter de s'enchaîner les films commerciaux à la chaîne. Une solution comme une autre...Convaincre les gens de changer leurs rapport aux cinéma et leurs exigences est quand même très difficile.
    27 juin 2018 Voir la discussion...
  • orloff
    commentaire modéré @Attrianera Je suis en parfait accord avec ta dernière phrase car je prône la diversité culturelle & sensorielles. Je refuse simplement toute hégémonie & par la même tout sentiment d'impuissance face à elle. Je le fais savoir dans le but de fédérer & non de discriminer. Le boycott "silencieux" ici n'est pas de l'ordre de : plus aucuns mainstream !! Non, il en faut pour tous les goûts, je réitère mon propos : il en faut pour tous les goûts. J'ai ( & d'autres..) souligné l'appauvrissement de la créativité dans le cinéma mondial depuis que des "financiers" ont vu qu'une fameuse recette micro onde, facile à faire leurs rapporte beaucoup d'argents au détriment de..l'art :-)
    28 juin 2018 Voir la discussion...
  • orloff
    commentaire modéré @Attrianera en accord avec ta dernière phrase : "Il revient à l'initiative de chacun de voir autre chose."
    28 juin 2018 Voir la discussion...
  • Cataclysme
    commentaire modéré Les USA ont beaucoup plus industrialisés le cinéma que la France. A tort ou à raison ?
    28 juin 2018 Voir la discussion...
  • orloff
    commentaire modéré @Cataclysme j'utiliserai le terme : trusté. Mais ça toujours été le cas, je ne suis pas contre les riches investisseurs, je souhaite simplement qu'ils laissent les artistes/techniciens œuvrer librement & nous proposer des films personnels & pourquoi pas grand public la fois. Pickford, Chaplin, Fairbanks & griffith avaient créer la United Artists pour des raisons de liberté de créations & on était seulement en..1919 ! Keaton a perdu sa liberté quand il a signé chez mgm en 1928, Chaplin lui avait vivement déconseillé. On connaît la suite. Les syndicats ont été à la fois protecteurs & castrateurs. Les trusts propriétaires de la pré & post production sont bénéfiques si elles ne s'occupent que de ça. Ce ne sont pas eux qui ont inventé l'expressionnisme, le kinetographe, la longue focale, les talkies, le CinemaScope, la 3d, etc..tout ceci est l'apanage des techniciens créateurs aussi bien des outils que dans la Manière de s'en servir. Alors je dirais qu'à raison, les USA, sur le long terme, ont plus trusté le cinéma que la France, de manière qualitative. ( même si dans cette masse, il y a énormément d'oeuvres de piètres qualités )
    28 juin 2018 Voir la discussion...
  • Alan_Smithee
    commentaire modéré @orloff Salut, je reviens vers toi au sujet de la question de la place du réal au sein d'une production truffée d'effets spéciaux numériques, et c'est une question d'actualité sur l'état du cinéma populaire. Le cinéma est un art démocratique par excellence, le principe même de la salle de cinéma relève de cet état de fait. Il est populaire par essence. Depuis l'arrivée de la TV puis de la VHS, et maintenant de l'ère de la VOD sur une multitude de supports, la salle de cinéma n'est plus la grande détentrice des images animées. La donne a changé. Hybride, le 7 ème art a toujours su s'approprier les formes imagées adjacentes pour son propre compte. Dans une perspective populaire, il en va de sa survie. Ainsi, les effets numériques, contrairement aux maquillages et animatroniques d'antan, relèvent de l'ingénierie informatique. C'est une culture de l'image différente de celle du cinéma. Là où le cinéma, de par son héritage photographique est une captation du réel, ou disons, d'une certaine forme de réel (quoi qu'on en dise), l'imagerie numérique relève de l'artificiel, de l'illusion. Et le cinéma de genre étant un terreau fertile de l'imaginaire, il convient aux réalisateurs d'aujourd'hui de savoir convier ces effets, produits par d'autres, à LEUR propos cinématographique. Des exemples existent : Spielberg bien sûr, Detective Dee de Tsui Hark, la superbe trilogie récente de La Planète des Singes... Le cinéma de genre hollywoodien d'aujourd'hui est clairement façonné par cette esthétique du blockbuster, souvent au risque de l'hégémonie. C'est un fait et une réalité économique. Mais justement, peut être est-ce la réponse hollywoodienne pour faire déplacer les foules loin de leurs écrans. Je doute que l'utilisation actuelle de la 3D soit la solution, en revanche, et toujours dans cette perspective populaire, un réal peut avoir recours à un certain état d'avancement des effets numériques pour mettre en place un projet personnel (Jurassic Park, Seigneur des anneaux, Hobbit...). C'est aux effets de servir le propos d'un film, et non l'inverse. On remarquera que les blockbusters emprunts de la personnalité de leur réal sont souvent produits par eux mêmes : Spielberg et Amblin, Tsui Hark et la Film Workshop, Jackson et Weta... Dans un système très codifié, l'indépendance financière peut apparaître comme une des solutions vers un blockbuster du possible, loin des cols blancs et leur armada de Yes Men.
    30 juin 2018 Voir la discussion...
  • Cataclysme
    commentaire modéré Je pense que le spectateur d'aujourd'hui doit être plus vigilent pour faire le tri. Après on pourra jamais enterrer les films de super-héros...
    30 juin 2018 Voir la discussion...
  • orloff
    commentaire modéré @Alan_Smithee je partage entièrement ton analyse & j'opine du chef en te citant : "C'est aux effets de servir le propos d'un film, et non l'inverse", "Dans un système très codifié, l'indépendance financière peut apparaître comme une des solutions"
    1 juillet 2018 Voir la discussion...
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