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Faut-il euthanasier l’action hero des années 80/90 ?

Dossier | Par Yohann Ruelle, Annabelle Gasquez | Le 25 février 2013 à 17h23

Yippee-ki-yay ! John McClane et ses vieux os sont de retour pour le cinquième volet de la cultissime saga Die Hard, sur nos écrans depuis mercredi. Vingt-cinq ans après Piège de cristal, papy Willis fait de la résistance et affiche une forme à l'épreuve du temps. Mais plutôt que de prolonger artificiellement la vie de l'action hero des années 80/90, ne vaudrait-il pas mieux abréger ses souffrances...

De toute évidence, la résurrection des action heroes des années 80/90 est une affaire florissante pour la cashmachine hollywoodienne. Le cast gros muscles et nostalgique d'Expendables 2 ? Une lubie de Sylvester "Sly" Stallone qui a rapporté la bagatelle de 300 millions de dollars cet été. Pourtant, sa portée (et sa pauvreté) cinématographique pousse à l'interrogation.

C'est pourquoi, en pourfendeurs de la vérité, nous n'avons pas peur de lancer ce débat houleux qui fait frémir les hautes sphères de la société : faut-il légaliser l'euthanasie pour les vieilles carcasses cabossées de nos héros préférés d'hier ? État des lieux.

Des codes millimétrés

Avant de répondre à cette question, il convient naturellement d'énoncer certains principes propres aux films d'action made in 90s. Nulle question ici de renier le formidable passé de ces légendes contemporaines, dont l'instinct et le courage ont plus d'une fois sauvé la Maison-Blanche, NYC, le monde voire l'univers.

En réalité, le cahier des charges à remplir pour atteindre le statut convoité d'action hero n'est pas à la portée de la première tête brûlée venue. D'abord parce que la définition même du film d'action varie selon les appréciations de chacun. Par exemple, Terminator est un excellent film d'action mais ne se range-t-il pas plus précisément dans la catégorie des films de science-fiction ? Puisque l'action est un élément de construction narratif avant d'être un genre en soi, l'entreprise de l'étiquetage cinématographique s'avère plus ardue.

Certaines constantes sont en revanche quantifiables pour les films dits d'action pure. On y retrouve pêle-mêle : un héros macho tout en muscles, doté d'une résistance physique hors du commun, d'un compas dans l'oeil et d'un bouclier invisible (syndrome 1 vs 1000), vêtu d'un vieux marcel ou d'une veste en cuir, une psychologie de bas étage et un irréalisme accru. Mais aussi: des course-poursuites, de la tôle arrachée, des fusillades, des déflagrations explosives, des chutes vertigineuses et des cascades spectaculaires. Sans oublier un grand méchant, pas toujours celui que l'on croit, avide de pouvoir, de revanche et/ou de destruction (bonus : une infirmité physique, type oeil de verre ou bras en moins), du rock, du hard-rock, du métal et tous ses dérivés badass, un membre de la famille mis en danger (big up pour les kidnappings), au choix le fiston mignon, la fille sexy ou la femme douce. Ajoutons de la castagne à mains nues, de la sueur et du sang, des éclats de verre (fenêtres, voitures, abribus), des punchlines second degré, des poses ringardes, un rire machiavélique, des ralentis outrageusement longs. Oh, et un plan final coucher de soleil.

Une belle collection de clichés stéréotypés qui participent à un sous-genre qui tend désormais à s'auto-parodier. True Lies et Last Action Hero ont été à leur époque les fers de lance des Hot Shots! et Expendables d'aujourd'hui, des films où le fun prime et les tics (TOC ?) sont exagérés au possible pour en souligner l'absurdité.


Maintenant, tu sais ce que je fais dans la vie..., extrait de Expendables : unité spéciale

Et pourtant, l'ancrage des action heroes dans la culture populaire n'existe pas sans raison. A la belle époque de la VHS et des séries B fauchées et foisonnantes, un homme a fondamentalement contribué au dépoussiérage de l'industrie hollywoodienne : John McTiernan, un nom presque sacré que l'on murmure avec une étincelle au fond des yeux.

Aux côtés de James Cameron, « McT » a inventé et peaufiné à la fin des années 80 son terrain de prédilection : le blockbuster à effets spéciaux. Le succès foudroyant de Predator en 1987 lui ouvre la voie pour sa plus grande réussite, un monument viril qui l'inscrira au panthéon du film d'action. Piège de Cristal, le premier volet de la saga Die Hard, possède toutes les caractéristiques de la patte McT : un penchant pour le huis clos, des effusions d'ironie salvatrices, une prose visuelle et une fluidité dans la narration. La dimension humaine qu'il injecte à ses héros tranche radicalement avec les porte-flingues décérébrés qui peuplent les étalages des vidéoclubs. McClane, Rambo, Terminator, autant de héros emblématiques qui suscitent l'empathie parce qu'ils convoquent entre deux fights la peur du danger, la rédemption et le sens du sacrifice.

« I'm too old for this s--- »

Red, Le Dernier Rempart, Du plomb dans la tête... Il y a quelque chose d'assez tragique dans cette douteuse quête de jouvence opérée par les anciennes gloires de longs-métrages musclés. Syndrome Peter Pan ? Crise de la soixantaine ? Un peu comme ces stars qui s'élancent avec bravoure du plongeoir de Splash, raviver la flamme nostalgique est une manière de se rassurer et de prouver que oui, ils en ont encore sous la pédale (avec une horde de cascadeurs et la magie du CGI).

Sur le plan physique, cela force l'admiration, mais soyons honnêtes : ce sont des films foncièrement inégaux reposant sur une mécanique (ver)rouillée. On a beau jubiler de retrouver ces figures familières, trémousser à l'idée d'admirer sur grand écran leurs nouveaux exploits, le charme n'opère pas, ou plus.

Pourquoi ? Car ces fims font co-exister la bouillie technologique d'aujourd'hui (trémolos de caméra imbuvables, action illisible) avec une vision du modèle héroïque venue d'un autre temps. A force de voir ces figures paternelles déambuler dans cette débauche d'images de synthèse et de lens flare, il y a quelque chose d'anachronique qui en ressort, un peu comme les gros flingues de Jack Slater lorsqu'il revisite Hamlet...


Schwarzenegger revisite Hamlet, extrait de Last Action Hero

Prenons l'exemple de la descente aux Enfers de la saga Die Hard (que je propose de renommer Die's Not Hard, It's Impossible). John McClane est dans Piège de Cristal un flic ordinaire, usé par un mariage qui part en fumée, un type qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, téméraire mais pas fou, et qui préfèrerait laisser les forces extérieures gérer une situation périlleuse plutôt que de devoir s'en occuper lui-même. John McClane hurle quand il tire des balles, marche sur du verre pillé et souffre le martyre, comme n'importe qui. Dans le film Belle journée pour mourir, John McClane traverse la moitié de la planète pour sauver son fils d'une conspiration russe, saute d'un immeuble, dégringole une dizaine d'étages en subissant le feu nourri d'un hélico et s'en sort avec une petite plaie sur le caillou...

Pourquoi donc persister à faire durer artificiellement un temps révolu ? Pour les studios, la réponse est simple : une franchise installée est une production qui n'a plus à conquérir un public déjà acquis à sa cause. Le seuil de rentabilité est assuré par le name-dropping. Rambo, L'Agence Tous Risques, Die Hard... la simple évocation de ces noms est suffisante pour attirer un nombre confortable de spectateurs dans les salles - sans lever le petit doigt.

Expendables, orgie des gros bras les plus iconiques de la génération VHS, doit son succès à la direction prise par Sylvester Stallone dans l'élaboration du concept. Ici, la carte du second degré est exploitée à son maximum par le paradoxe du film qui prend très au sérieux de ne surtout pas se prendre au sérieux. Du coup, derrière la cascade d'effets visuels, on assiste incrédule à un combat animal so eighties entre Sly et JCVD.


Le choc des titans, extrait de Expendables 2 : unité spéciale

L'autre réussite du film réside dans la confrontation de deux générations d'action heroes. Entre les valeurs sûres comme Schwarzy, Bruce Willis et Dolph Lundgren et les petits nouveaux ayant repris le flambeau avec efficacité, apparaissant comme les doubles fictionnels du spectateur, on est là pour s'amuser. Et c'est précisément l'orchestration de ce melting-pot moderne et vintage que vient justifier l'humour omniprésent, et qui confère à l'ensemble un charme assez fun et plutôt jouissif.

Les rangs de la relève

Le spectateur d'aujourd'hui est nourri au thriller cérébral à la croisée des chemins, façon Jason Bourne ou Inception, plus mature dans leur propos et plus réaliste dans leur mise en scène. Par conséquent, les férus d'adrénaline se tournent massivement vers les films de super-héros, dont l'essence fantastique est propice au maelström visuel et à l'exploration de l'imaginaire.

Répondant à ce critère de diversité, la saga Fast & Furious est de ce fait la digne représentante de l'action movie des années 2000, ainsi que Mission Impossible. Des bolides esthétisés, des séquences vives et punchy, des filles siliconées de partout et un duo Vin Diesel/Paul Walker que tout oppose : un cocktail efficace qui, au-delà de la comparaison capillaire Willis/Diesel, suit les traces du buddy movie popularisé par L'Arme fatale et tout une ribambelle de films d'action nineties.

Progressivement, l'ADN des films d'action a évolué pour s'exporter au-delà des frontières américaines. En Asie et en Europe, une nouvelle génération d'action heroes a émergé de la masse, flairée par le visionnaire Luc Besson. Punching-ball préféré de la « bien-pensance » qui pointe du doigt ses scénarios (souvent) alambiqués, il n'empêche que le cinéaste français n'a pas son pareil pour déceler de futures icônes. Les trois volets de la saga Transporteur ont engendré plus de 230 millions de dollars au box-office mondial et définitivement lancé la carrière du demolition man Jason Statham. Le Baiser Mortel du Dragon ou même Danny The Dog: Jet Li peut leur dire merci. Quant à la reconversion prolifique de Liam Neeson entamée depuis Taken, elle est aussi signée des mains du frenchy.

Du côté des revival réussis, la saga James Bond a repris son rang de maître grâce à son reboot Casino Royale en 2006. Délaissant ses gadgets invraisemblables et son aura quasi nanardiesque (Meurs un autre jour est une abomination), 007 apparaît - sous les traits de Daniel Craig - plus sombre et plus humain, dépouillé de sa suffisance pour enfin apparaître tourmenté (et crédible).

N'oublions pas non plus les rookies des années 2010, ces Tom Hardy, Jeremy Renner et autres Dwayne Johnson qui trustent le haut panier du box-office et s'arrachent comme des petits pains à Hollywood.

Dans ce conflit de générations, l'issue pourrait bien venir d'une révolution en marche aux échos assez confinés, mais qui tend à se généraliser : Et si l'avenir de l'action movie se trouvait du côté de la gente féminine ?

Girls just wanna have guns

La tendance est à la féminisation, dans tout, pour tout. Quand on se met à écrire des articles sur le féminisme revendiqué ou non de Beyoncé, et sa légitimité quant à être la représentante du mouvement, on se doit de douter du sérieux de la question.

Toutefois, il est vrai qu'au 21e siècle la femme de pouvoir est en marche. Réaction outrée à un homme tout puissant, à la société patriarcale, comme on trouve des femmes puissantes et intelligentes en littérature, on commence à les voir pulluler partout dans les salles obscures. Le temps de l'action movie qui transpire la testostérone et les poils est visiblement terminé, et s'il ne l'est pas, sa calvitie est inévitable (douce fatalité). Nous allons voir comment cela est arrivé en revenant rapidement sur quelques archétypes des action heroes féminins et la construction de leurs personnages.

Si on ne devait citer qu'une seule et unique matrone, celle à l'origine de la déferlante de bad-ass-kick-ass-babe, ce serait Ripley. L'héroïne de la saga Alien (dont le premier film date de 1979), reste sans conteste la source d'inspiration la plus complète du pendant féminin de l'action hero. Ridley Scott place la femme au centre de son film. Le première chose qui saute aux yeux est l'indépendance toute assumée de cette femme un peu brute, la douce Sigourney Weaver se transforme en machine de survie puis en machine de guerre au fur et à mesure de la saga. On peut le dire: Ripley est une femme frustrée (la trivialité pourrait être de mise) et profondément égoïste (elle ne sauvera que Jones, son chat, dans le premier film), et c'est bien cela qui donne à son personnage une telle force fictionnelle.

Bien sûr, la figure féminine puissante et écrase-parties-génitales-masculines doit aussi être sexy (qui a pu oublier la petite culotte blanche de Ripley ?). Le problème est donc qu'avec la féminisation de l'action hero on finit par s'égarer très rapidement dans des figures féminines ultra-sexuelles composées pour le plaisir des hommes. Elle sont fortes, certes, mais leur plastique les réduit souvent à l'état d'objet de fantasme.

Margaret Finnegean dans son article pour le Los Angeles Times en janvier 2001 écrivait:

"La mouvance commerciale pour les "kick-butt girls" amène une menace moins évidente pour les femmes qui luttent pour l'égalité: l'illusion d'égalité. Le féminisme a quelques ennemies."

Si le personnage de Ripley place très haute la barre à atteindre pour devenir la parfaite figure de l'action movie et du girl power (six ans auparavant nous avions tout de même Lady Snowblood de Meiko Kaji), une autre demoiselle marque au fer rouge l'image que l'on se fait de ce personnage. Issue originellement d'un jeu vidéo, Lara Croft incarne à elle seule toutes les caractéristiques de la bad-ass girl: belle, sensuelle, puissante, intelligente, indépendante. Dans les deux adaptations cinématographiques (datant respectivement de 2001 et 2003) son personnage est interprété par Angeline Jolie (actrice prolifique dans le genre du film d'action, avec des films comme Mr. and Mrs. Smith en 2005, Wanted en 2008 ou Salt en 2010).


Shark attack !, extrait de Lara Croft Tomb Raider le Berceau de la Vie

Peut-on alors réduire l'existence de la femme (et son importance croissante dans l'univers du film d'action) à un simple débat féministo-socialo-sexiste ? La réponse est non (sentence : lapidation en place publique).

Bien qu'énormément d'héroïnes de films d'action soient des objets de fantasme - on se doit de confesser cette envie d'hurler "PLUS DE TISSU MOINS DE PEAU !" à certaines occasions, elles sont aussi des personnages complexes. Par exemple Jiao Long Yu (Jen) dans Tigre et Dragon, Lara Croft dans Tomb Raider, Katniss Everdeen dans Hunger Games, Blanche Neige dans Blanche-Neige et le Chasseur, Mei dans Le secret des poignards volants, Beatrix Kiddo dans Kill Bill ou même Catwoman dans Batman Returns.

Nous pouvons remercier des réalisateurs comme Tim Burton et Quentin Tarantino de ne pas avoir enfermé leurs héroïnes dans un costume d'aguicheuse armée d'un fusil à pompe (et seulement cela). Beatrix Kiddo dans Kill Bill (Vol.1 & 2) est presque devenue un archétype du genre, nombreux sont les débats sur la facette féministe du cinéma de Tarantino (en particulier sur le film Boulevard de la mort) qui auparavant nous avait habitué au bal de la testostérone chaotique et jouissif. (Nous n'oublierons pas de préciser que si l'homme se rince l'oeil devant les formes habilement moulées d'une Uma Thurman, la femme n'est pas en reste devant le sex appeal d'un Travolta en costume, mais passons).

La configuration la plus connue d'une femme dans un rôle bad ass est celle de la vengeresse déchaînée (on se souviendra du débat concernant le nouveau jeu Tomb Raider - Crossroads et la tentative de viol sur Lara Croft). Beatrix Kiddo est ce que Susan Isaacs appelle le "hero-martyr", comprendre l'héroïne martyre. En d'autres termes, il s'agit de la vengeance sans limite de femmes qui furent abusées. Il est bien sûr question d'un leitmotiv du film d'action, on retrouve le même schéma pour Baby Doll dans Sucker Punch, La Veuve Noire dans Avengers, Alice dans Resident Evil, Lisbeth Salander dans Millenium. L'action hero féminine est donc souvent guidée par un désir de vendetta, prête à écraser tout ce qui se trouve sur son chemin avec ses talons de quinze. Catwoman dans Batman Returns ne trouvera jamais le repos, malgré sa personnalité antagoniste, partagée entre la femme un peu gauche et ratée qu'elle est au début et la femme hypra-sexuelle, carrément féline qui déclame son célèbre "I'm catwoman, hear me roar", il n'y a pas de salut dans l'homme (avec ou sans "h" majuscule), ici incarné par Batman.


Première sortie de Catwoman, extrait de Batman, le défi

Bien sûr, ce n'est pas le seul scénario possible, prenons des exemples dans le cinéma d'animation : Mulan, guerrière intrépide se bâtant pour son pays ; Nausicaä, l'instigatrice de la paix ; Motoko Kusanagi dans Ghost in the Shell le cyborg en quête d'humanité, ou même plus récemment Mérida dans Rebelle.

En résumé, de Ripley à Mérida il n'y a qu'un pas. L'évolution de la figure féminine dans le film d'action va de pair avec la métamorphose de la femme au sein de la société. On veut des héroïnes sexy, intelligentes, dominatrices et insoumises. Bruce Willis c'est has-been, faites-vous une raison. Jennifer Lawrence, Rooney Mara, Michelle Rodriguez, toutes ces actrices sont l'avenir de l'action movie (et capillairement parlant, c'est tout de même plus attrayant). Ce n'est pas un hasard si Sly envisage un Expendables 100% féminin.

Comme le dit Kim dans Boulevard de la Mort : "Moo, motherfucker, moo!"

Et pour aller avec cette réflexion, voici un petit cocktail explosif de bad ass au féminin

Pronostic vital ?

En définitive, l'industrie de l'action movie va devoir stopper cette affreuse manie qu'elle a prise de poser son doux fessier entre deux chaises. D'un côté on tend un bras vers l'avenir, mais de l'autre on a les yeux rivés sur le passé: non, pour le salut de nous autres spectateurs, non. La rencontre de ces deux espaces-temps est de long en large une fausse bonne idée, puisqu'elle confronte deux visions de l'action movie qui ne s'emboitent pas entre elles, même avec de la vaseline. Faut-il euthanasier les action heroes ? Seulement les vieux moutons qui montrent les dents pour ressembler à de jeunes loups. La véritable initiative à prendre serait de laisser une vraie place à la nouvelle garde, qu'elle se gratte les noisettes ou non. Comme bien souvent, c'est Hollywood qui mériterait une bonne piquouse dans les fesses.

3 commentaires
  • dr-jaws
    commentaire modéré Ah McTiernan... l’élégance du cadrage, du mouvement, du découpage, du rythme, du montage. C'est avant tout un mec qui savait mettre en scène, et les scénario sur lesquels il bossait étaient surtout formidablement construit! Une action apportée par un personnage va se répercuter par la suite, rien est laissé au hasard, il y a une véritable cohérence dans sa globalité. Et puis les personnages sont caractérisés, on s'intéresse à eux, chaque dialogues/punchline avait aussi son sens dans l'action. Et même lorsqu'il parodie le genre qu'il a su réinventé, McT garde la fraîcheur de son talent avec un sens de l'auto-dérision et un amour pour le genre qui - encore aujourd'hui - me fait frisonner de plaisir.

    Aujourd'hui ce savoir faire à complètement disparu! Sur le dernier Die Hard on se retrouve avec une esthétique plus proche d'un jeux vidéo que de cinéma - le CGI à ce niveau là en devient gerbant. La mise en scène post Jason Bourne fait des ravages (attention, j'adore la trilogie Jason Bourne, car fait avec talent et intelligence, mais merde là on est sur Die Hard pas Jason Bourne!), avec son découpage fait à la va-comme-je-te-pousse, son montage haché, ses cadrages improbables et une illisibilité totale de l'action. Mais surtout le film semble poursuivre l'objectif de proposer de l'action et rien d'autre, à aucun moment on va s'intéresser aux personnages, ni comprendre pourquoi ils font ce qu'ils font, paraître toujours à côté de la plaque lorsqu'ils sortent leurs petites punchline, si bien que McClane semble être devenu un homme détestable, un gros connard au melon surdimensionné.

    Le problème n'est pas de revoir ces gloires du passé s'essayer à rejouer de nouveau dans des films d'action, mais plutôt de voir qu'il n'y a plus de gens compétant pour les entourer et réaliser ces films là (cela justifie d'ailleurs le j'm'en foutisme de la nouvelle génération pour ma part). Il y a certes quelques éclats - comme Casino Royale et Skyfall qui ont su redonner un coup de fouet à la saga James Bond, mais voilà "c'était mieux avant!". Seul McT peut nous sauver de ces bouillis visuels d'action-movie sur font vert, j'en suis persuadé!!!
    25 février 2013 Voir la discussion...
  • musashi1970
    commentaire modéré Voila un bel article Annabel et yohann, mais franchement je ne suis pas du tout d'accord, moi, l'ado es 80's, je me rappelle que les films de sly, schwarzi, Van Damme et autres actioners de l'époque étaient considérés par les critiques et une partie du public comme la quintessence de la nullité au cinéma. Ces fameux films primaires pour ne pas dire primitifs destiné à "une certaine catégorie" de spectateurs bourrins et décérébrés comme ce type de films.... Je suis surpris mais ravis que ces héros tant conspués à l'époque soit réhabilités de nos jours et leurs films considérés comme de bons films voire cultes. Si Stallone à l'intelligence de nous resservir toutes les vieilles gloires de cette époques la c'est par rapport à ce surprenant revival des 80's que nous vivons actuellement (et qui me soule particulièrement quand même, ...)et il répond ainsi à la demande du public même si l'histoire tiens sur un timbre poste, les fameux bourrins d'antan sont de retour et vont tout casser comme de bien entendu.....

    Je vois que Mc Tiernan est cités aussi en tant que référence absolu de cette période, mais bon...Visiblement c'est la mode aussi... Sinon, depuis la mid-90's, il n'a pas fait un film de bon et passe actuellement par la case prison.

    Beau passage en ce qui concerne la place des femmes dans le film d'action et si Seagourney Weaver ou Linda Hamilton ont cédées la place à Angelina Jolie ou Milla Jovovitch, ou Noomi Rapace, il manque parfois u peu de poésie à tous ces films récents...

    Que dire du ciné d'action actuel ??? Tarantino se traine et se complait dans des films à la sauce Bis vulgaire, qu'on a droit à des films de Sf plus "cérébraux" mais ou on s'emmerde beaucoup aussi ???
    et que les nouveaux actionners se nomment Craig, dont j'ai détester les deux premiers James Bond avant de succomber à Skyfall ou la minable adaptation des aventures de Jason Bourne par Matt Damon par rapport à l'oeuvre géniale de Robert Ludlum??? Ceux qui l'on lu comprendront la médiocrité des films. Le téléfilm réalisé avec richard Chamberlain et Jaclyn Smith est mille fois meilleur, mais bon, passons, ....

    Les années 2000 nous offre des filsm d'actions et de SF plus basé sur l'intellec que sur l'action pure florissante dans les 80's, voila finalement la conclusion que j'en retiens....Ou alors on a droit à l'arrivée de super héros: Thor, captain America, Avengers, Spiderman Reboot, X-Men revival: du très bon spectacle pour la plupart mais gaché par quelques ratages que je ne citerais pas pour éviter la polémique.

    Bon ben je crois que je vais retourner me faire un petit Predator ou un petit Piège de cristal, Batman dark knight ou Inception m'ont beaucoup trop gonflé...

    Je constate que cet article est plus à l'aise pour parler des films d'actions asiatique que des icônes du ciné US ou l'article se lance dans des déclarations à l'emporte pièce et convenus par toujours exacte, ... Mais bon, passons, dans l'ensemble l'article est excellent ;-)
    3 mars 2013 Voir la discussion...
  • Sondern
    commentaire modéré J'ai lu 3 fois de suite cet article avant de commenter, je ne vois toujours pas s'il vise à É-noncer ou DÉ-noncer un état de fait ^^

    Je trouve ça beau ce public qui reste fidèle à Stallone depuis 5 décennies, Schwarzy et Willis depuis 4 décennies et qui continue à les réclamer à l'heure actuelle. Surtout en comparaison des destinées super glauques des stars adulées du cinéma muet, qui quasiment du jour au lendemain, déclarés ringard à l'arrivée du cinéma parlant par le milieu hollywoodien et lâchés par les foules ont terminé dans la déchéance, la misère, l'alcoolisme, les asiles. Pour un Chaplin terminant dans l'aisance en Suisse, combien de Buster Keaton, Joan Crawford, Errol Flynn etc...?

    Toutes ces stars aux gros bras des années 1980 ont amené (et validé) leurs successeurs (Jason Staham, Ryan Gosling, Vin Diesel). au box-office quand les premiers reprendront leur retraite. Dans le cinéma français, on peut penser nettoyer devant notre porte. Qui, en France, pour succéder au charme félin d'Alain Delon ou la verve goguenarde et au cabriole de Belmondo depuis les années 1980 ? Les stars du Splendid, Jean Reno, David Belle et autre clique à Besson ? Vincent Cassel et Guillaume Canet sans être nul deviendront ils eux aussi des stars à la dimension internationale marquant les cœurs et les esprits de nombreux cinéphiles japonais, américains, européens?
    Oui, je parle d'un temps où le cinéma de divertissement français pouvait jadis rivaliser et dépasser en qualité, musique, charisme des acteurs avec celui américain. Où les westerns italiens de Sergio Leone donnaient des leçons d’humilité à ceux ricains.
    Oui, je fais ma vieille mémé nostalgique qui ressasse le passé devant le milieu actuel gangrené par le népotisme où c'est la fille à Patrick Dewaere, Natalie Baye, Josiane Balasko, Gerard Depardieu dans des comédies TF1 dimanches soir ?
    26 juillet 2013 Voir la discussion...
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