Interviews, reportages, chroniques, palmarès...
Tout le Festival de Cannes 2016 raconté de l'intérieur !
  • Ce matin, le délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs, Paolo Moretti, a dévoilé un cru 2019 excitant, entre grands noms, habitués et choix plus audacieux. On retrouvera notamment les films de Quentin Dupieux (en ouverture), Bertrand Bonello, Rebecca Zlotowski, Takashi MiikeRobert Eggers (The VVitch), Lav DiazBenoît Forgeard (en clôture), Luca Guadagnino, une masterclass de Robert Rodriguez (suivie de Red 11) ou encore Ariane Labed : excusez du peu. On rappelle que la Quinzaine, créée après les évènements de mai 68 et organisée par la Société des réalisateurs de films (SRF) est une sélection non compétitive. Elle aura lieu du 15 au 25 mai 2019.

    Commenter
  • Ce lundi de Pâques, pendant que vous profitiez d'un dernier jour de congé bien mérité, Charles Tesson en a profité pour annoncer la sélection officielle de La Semaine de la critique 2019, qui aura lieu du 15 au 23 mai. Organisé par le syndicat français de la critique de cinéma, rappelons que cette section parralèle se consacre à la découverte des jeunes talents, en mettant à l’honneur leurs premiers et deuxièmes longs métrages. Cette année sera notamment l'occasion de découvrir Tu mérites un amour, le premier long de Hafsia Herzi, hors compétition. Le jury sera présidé par Ciro Guerra, le réalisateur colombien de L'Étreinte du serpent (2014) et Les Oiseaux de passage (2019).

    Commenter
  • Jamais à l'abri derrière son petit confort, Werner Herzog a encore jeté un pavé dans la mare, cette fois au Festival international de Nyon où il donnait une master class en début de mois. Le génial réalisateur d'Aguirre (1972) et Fitzcarraldo (1982) a en effet surpris son monde en donnant sa bénédiction au piratage de films, les siens compris. Désolé de ne trouver aucune oeuvre du maître autrement que par des moyens illégaux, le producteur ukrainien Illia Gladshtein s'en était ouvert au bavarois, qui ne s'est pas démonté : “Le piratage est la forme de distribution la plus aboutie au monde et si l'un d'entre vous veut voler mes films sur internet, eh bien, vous avez ma bénédiction.” a-t-il répondu un sourire en coin. Prochainement à l'affiche de The Mandalorian, la série Star Wars créée par Jon Favreau avec Gina Carano et Nick Nolte, Werner Herzog ne cessera donc jamais de nous surprendre et ça n'est pas pour nous déplaire. Ci-dessous le screener un peu sale du teaser

    Commenter
  • 2017. Un enfant joue de l'accordéon devant quelques spectateurs du EYE Film Instituut, le musée néerlandais du cinéma. L'enfant s'appelle Muhamed et clôt de son instrument un très court-métrage, que tout le monde considérait comme le dernier de Béla Tarr.  “Le Cheval de Turin, c'est la mort de tout, il me semble que je n'ai plus rien à ajouter” confiait-il d'ailleurs à nos confrères de Film Stage en février. On pensait donc ne jamais revoir un film du cinéaste. Mais parfois à quelque chose malheur est bon : confronté à d'importants problèmes financiers, le cinéaste a dû en finir avec son école de cinéma, la Sarajevo Film Academy, l'encourageant sans doute à se remettre derrière la caméra. C'est au Wiener Festwochen (Festival de Vienne) que le mentor de László Nemes fera son grand come-back, revenant à ses premières amours avec le documentaire Missing People, portrait des déshérités de la capitale autrichienne : “Vienne est la ville où la qualité de vie est la plus élevée au monde… [Mais] beaucoup d'habitants ne rentrent pas dans cette photo en raison de la pauvreté et des hiérarchies sociales. Béla Tarr les rend à nouveau visibles. En utilisant seulement quelques plans, le film montre ces personnes invisibles dans un genre d’endroit auquel elles n’auraient normalement pas accès.” indique le site du festival. Nous ne savons pas à l'heure actuelle si le film sera distribué, mais après que Notre-Dame de Paris a été ravagée par les flammes, il faut sans doute voir dans la renaissance du cinéaste un message d'espoir. 

    Commenter
  • Le printemps, ses terrasses et son optimisme rayonnant avaient enfanté d'un joli film rose-bonbon ces derniers jours : Dumbo, l'élephanteau kawaï aux grandes esgourdes qui fait la nique aux studios et s'envole vers des jours meilleurs. Le remake avait même réconcilié quelques burtonophiles depuis fort longtemps en froid avec le réalisateur de Batman (1989) et Ed Wood (1994). Mais le pachyderme ne cacherait-il pas un dangereux sociopathe sous son maquillage, façon Joker ? C'est ce que laissent entendre les petits malins de Funny or Die avec un mash-up aussi polisson qu'effrayant : l'occasion de redonner au cinéma de Burton un peu de sa noirceur d'antan : 

    Commenter
  • A Star is Born

    Life moves pretty fast. If you don't stop and look around once in a while, you could miss it” : comme l'aphorisme de Ferris Bueller (John Hughes, 1986) en introduction nous y invite, il faut parfois s'arrêter pour regarder autour de soi. Et faire feu de tout bois : Eduardo Zapata, jeune figurant professionnel à L.A., sans doute chagrin de manquer de visibilité, a décidé de retourner la chose à son avantage. Il est parfois difficile de se faire remarquer à Hollywood, alors, sur une musique emphatique empruntant volontiers à DC ou Marvel (un bon point à celui qui trouve), le bouche-trou compile toutes ses apparitions (ici en soldat dans Captain Marvel, ailleurs en étudiant de Modern Family) dans une vidéo bien tordante. Pas toujours reconnaissable, l'acteur monte le tout grâce à quelques arrêts sur images frappés d'un gros cercle rouge l'identifiant et ponctués par des infrabasses bien lourdes pour dramatiser la chose. On espère que les studios ne resteront pas insensibles à son humour mais en attendant, on n'est jamais mieux servi que par soi-même : 

    Commenter
  • “The Greatest Zombie Cast Ever Disassembled” annonce le trailer. Et en effet, avec The Dead Don't DieJim Jarmusch réunit dans son prochain film presque tous ses acteurs fétiches (Bill Murray, déjà vu dans le genre avec Zombieland (1&2), Tilda Swinton ou Tom Waits...) mais encore une pléïade d'autres inédits (Selena Gomez, Danny Glover, Caleb Landry Jones, entre autres). Soit, comme dirait Marielle, un casting qui éclabousse – plutôt opportun quand il s'agit de faire exploser des têtes à tour de bras. Décidément cher au réalisateur, le thème du mort-vivant (de Dead Man aux vampires d'Only Lovers Left Alive) devait trouver ici son point d'orgue avec une avalanche de zombies, dont l'éternel Iggy Pop qui semble ne jamais devoir arrêter sa mue. Ajoutez à cela Tilda Swinton qui passe de la thanatopraxie façon RuPaul au décapitage de zombies période Black Mamba, RZA du Wu-Tang qui revient mettre un peu de taoïsme et enfin le flegme d'Adam Driver, (ici Peterson, déjà sublime Paterson, du même Jarmusch...) et vous obtenez un des films les plus excitants de l'année. L'ensemble, à la fois nonchalant et enlevé, évoque un peu Wes Anderson, les hipsters et la symétrie en moins. Enfin, sans hispters, ça n'est pas tout à fait vrai : il y a aussi Chloë Sevigny en officier de police. Bref : une dinguerie de casting on vous dit. Même si on soupçonne fortement sa présence à Cannes, aucune date de sortie n'a pour l'instant été communiquée. On a hâte : 

    Commenter
  • Dans la sélection Télérama du jour, hasard de la vie, hasard de la mort, on recommandait un autoportrait en forme de film, comme il y a des patates en forme de coeur. Varda par Agnès que ça s'appelait et on s'était dit qu'il fallait le rattrapper avant qu'il nous quitte, parce que la vie, ça file plus vite et plus droit que le cinéma. Toujours trop droit et trop vite, comme les travellings têtus qui promènent Sandrine Bonnaire vers son tombeau dans Sans toit, ni loi (1985). Alors Agnès Varda a eu son travelling aussi : rue Daguerre, il n’y aura plus que ses chats et quatre-vingt-dix balais. A la Berlinale, où elle présentait récemment son dernier film, Agnès Varda disait qu’il fallait maintenant passer la main. Ses petites mains en forme de pommes qui lui rappelaient sa fin à elle, elle les filmaient ; et puis les moisissures sur son plafond, elles les filmaient aussi. Pas de réflexion mortuaire ou sanitaire, ça lui évoquait la peinture de Tapiès, alors elle les laissait. Glaneuse quand le fruit tombe et grappilleuse quand il se tient encore sur l’arbre : c’était ça Agnès Varda, se tenir fièrement en équilibre sur une barque et fondre à travers le chatoiement ironique du soleil. De ces petites ondes dans son sillon sont sans doute nés les plus fameux remous du 7e art : avec son premier film (La Pointe courte, 1955) dans le petit port de Sète et monté gratuitement par Alain Resnais, elle introduit sans le savoir les fondements de la Nouvelle Vague. Décors naturels et budget famélique, structure libre mêlant documentaire et fiction. Et déjà, réunir la mort et la résurrection, la gravité et le festif. Un curiosité, une acuité, une contradiction permanente entre tragique et récréation qui ne la quitteront jamais, toujours poussée par la soif d’expérimenter et d’opposer à la résignation des formes nouvelles. Citons parmi ses oeuvres les plus fameuses Cléo de 5 à 7 (1962) dont “les minutes s'enfilent comme des perles tantôt futiles, tantôt tragiques”, Documenteur (1981), Jacquot de Nantes (1991) et tant d’autres encore. Il est impossible de toutes les citer, alors en voici dix emblématiques. Agnès Varda lègue une oeuvre immense que nous vous invitons à glaner, comme elle aimait le faire, au gré d’une vie tristement trop courte. Adieu Agnès. 

    Commenter
  • Lorsqu'au Dolby Theatre de Los Angeles Bohemian Rhapsody a reçu l'Oscar du meilleur montage, on a pu ressentir un peu de stupeur du côté des professionnels (comme chez de nombreux spectateurs). Son monteur John Ottman l'a d'ailleurs reconnu lui-même, la scène de rencontre entre les membres de Queen et leur futur manager, John Reid, a été montée n'importe comment : "A chaque fois que je la vois, j'ai envie de me mettre un sac sur la tête" dit-il à nos confrères d'IndieWire. En cause, la reprise en main du tournage en catastrophe par Dexter Fletcher à la suite des accusations d'agressions sexuelles portées à l'encontre de Bryan Singer (toujours crédité comme unique metteur en scène). Il fallait finir vite et John Ottman, qui voulait apporter un peu de respiration aux scènes kitsches et syncopées du réalisateur d'X-Men (2000), n'en a pas eu le temps. Désastre industriel pour certains, l'occasion était tout de même trop belle d'en faire un merveilleux cours de montage, grâce à une vidéo à haute valeur pédagogique, réalisée par le youtubeur Thomas Flight. Elle est en anglais, mais elle vaut mille mots : 

    Commenter
  • That's a bingo ! Aujourd'hui, deux bonnes nouvelles pour le prix d'une : un teaser et une première au festival de Cannes pour Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Si l’information n’a rien d’officiel, le prochain film du réalisateur aurait en effet sa première sur la Croisette, selon nos confrères du Hollywood Reporter. C'est très symbolique, puisque vingt-cinq ans plus tôt, Pulp Fiction (1994) recevait la Palme d'or et changeait irrémédiablement la face du 7e art. Le film, qui rappelle en partie Le Dernier Nabab (1976) d’Elia Kazan, évoque le bouleversement radical opéré par le surgissement du Nouvel Hollywood, thème assez cher au réalisateur. On y suit Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), vieille gloire de “Western TV” accompagnée de son cascadeur de longue date, Cliff Booth (Brad Pitt), tout deux un peu perdus dans un monde aux moeurs qu’ils ne comprennent plus. Tarantino oblige, l’histoire ne s’arrête évidemment pas à ces considérations historiques, le sang, le noir et blanc ainsi que le kung-fu seront aussi de la partie, notamment avec l’évocation du meurtre de Sharon Tate (Margot Robbie) et un hommage à la star montante de l’époque, Bruce Lee. Déjà fort pourvu en stars (mais que serait Hollywood sans ses stars ?), le casting compte également dans ses rangs Al Pacino, le ténébreux Luke Perry de Beverly Hills (mort tragiquement il y a quelques jours), Dakota Fanning ou encore Kurt Russell. Sony Pictures annonce une date de sortie américaine pour juillet prochain.

    6 commentaires
Télérama © 2007-2019 - Tous droits réservés - web1 
Conditions Générales d'Utilisation - Confidentialité et cookies - FAQ (Foire Aux Questions) - Mentions légales -