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Tout le Festival de Cannes 2016 raconté de l'intérieur !
  • Enfin ! Le chef de notre Présipauté l’a annoncé : si tout va bien, on devrait pouvoir retourner dans les salles obscures dès le 15 décembre prochain. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, on apprend par le Hollywood Reporter que les trublions parmi les plus brillants du cinéma US ces dernières années, Phil Lord et Chris Miller (La Grande Aventure Lego, Spider-Man: New Generation…), rempilent avec Channing Tatum pour une parodie de films d’horreur classiques. Le cocktail avait déjà fait des étincelles avec les deux pastiches de la série culte 21 Jump Street (2012). Cette fois-ci, le duo resterait à l’ombre côté production et laisserait les manettes à l'acteur, pour son premier film derrière la caméra. On parie plutôt sur l’ancien stripteaser jusqu’ici élevé à bonne école (Soderbergh, les frères Coen, Bennett Miller, Tarantino ou encore les sœurs Wachowski) et très à l’aise dans l’autodérision. D’autant que ses petites oreilles en pointe dans Jupiter Ascending (2015) en feraient un très honnête lycanthrope. Seul petit bémol, son acolyte Jonah Hill, passé lui aussi récemment (et brillamment) à la réalisation, ne serait pas de la partie. Le projet de parodie du patrimoine horrorifique, maintes fois repoussé par la Universal, a retrouvé grâce aux yeux de la firme, suite au succès un peu surprise d’Invisible Man (2020), réappropriation moderne du mythe par Leigh Whannell. La date de production n’a pas encore été communiquée, mais on prie très fort pour que le film vienne égayer une année 2021 dont on espère beaucoup. 

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  • Faute de pouvoir assurer son festival “American Fringe” rue de Bercy, la Cinémathèque française propose une sélection de huit films emblématiques des précédentes éditions sur sa plateforme de vidéos à la demande Henri. L’événement, qui devait avoir lieu du 13 au 15 novembre, a dû être annulé en raison du contexte sanitaire. Qu’à cela ne tienne, les cinéphiles pourront quand même avoir un bel aperçu de ce cinéma à la marge de la marge, moins Sundance et plus frontal, déniché par les sélectionneurs Richard Peña et Livia Bloom depuis 2016. On pourra ainsi découvrir le docufiction Rukus (2018) de Brett Hanover, un coming of age queer chez les amateurs de fourures et les punks de Floride ; The Nine (2016) de Katy Grannan et Hannah Hughes, un documentaire lumineux observant l’anti-rêve américain depuis l’asphalte d’une rue sordide de Californie servant de refuge aux toxicomanes et autres défavorisés ; ou encore l’élégiaque Tired Moonlight (2015) de Britni West, magnifiant l’Amérique en désherance à la lumière du Super-16 : beau programme en perspective.
    Les films seront présentés sur la plateforme Henri (un ami qui vous veut du bien), du 13 au 20 novembre, au rythme d’un par jour.

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  • C’est avec une immense tristesse que nous apprenons la mort de Chadwick Boseman, à seulement 43 ans. Au faîte de sa gloire, il se battait pourtant depuis quatre ans contre un cancer du côlon, qui l’a finalement emporté. 

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  • Nous vous en parlions en juin dernier : faute de festival, le premier film de Viggo Mortensen en tant que réalisateur avait hérité (avec un cinquantaine d’autres) du label “Cannes 2020”. C’est donc auréolé du logo à la palme (ainsi que d’une présentation hors compétition au Festival de Sundance) que Falling, le drame familial de l’américano-danois, arrivera sur nos écrans le 4 novembre prochain. A l’image de l’acteur, très engagé dans le cinéma indépendant, le film semble travailler à l’intimité et l’authenticité, comme le laissent aussi présager la bande-annonce et le pitch : une histoire de Modernes et d’Anciens dans laquelle John (Viggo Mortensen), en couple avec autre homme, essaie de trouver un foyer à son père, désormais seul dans la ferme familiale et dont la santé mentale décline dangereusement, mais absolument rétif à tout changement de mode de vie… Le film, qui sortira cet automne, est distribué par la Metropolitan : 

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  • Ca devait être un film, ça sera pour l’instant une série – la première pour Wong Kar-WaiBlossoms Shanghai signe en effet le grand retour du réalisateur aux commandes d’un vrai projet depuis son dernier long métrage (The Grandmaster, 2013), il y a sept ans déjà. Le cinéaste n’avait alors tourné que quelques réclames pour des polos à crocodile ou de la cosmétique chinoise... Adaptée du roman de Jin Yucheng, la série que Wong Kar-Wai produira (et dont il signera également le pilote) devrait être le dernier segment de sa trilogie débutée avec In the Mood for Love (2000) et 2046 (2004). Conte initiatique, Blossoms Shanghai dépeint les aventures d’un jeune opportuniste au passé trouble avec quatre femmes personnifiant l'aventure, l'honneur, l'amour et l'innocence “dans le contexte de la croissance folle du Shanghai des années 1990, son glamour et sa richesse éblouissante.” Au casting, Hu Ge (qu’on a déjà pu admirer dans Le Lac aux oies sauvages, 2019), tiendra seul le haut de l’affiche. La série devrait être prochainement disponible sur la plateforme de streaming chinoise Tencent, on espère ainsi son portage du côté français aussi vite que possible… Wait and see

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  • Triste nouvelle : le réalisateur britannique Alan Parker est mort ce vendredi 31 juillet 2020, à 76 ans. Extrêmement populaire de la fin des années 1970 au début des années 1990, il n'avait plus tourné depuis 2003 (La Vie de David Gale) et faisait face à une longue maladie qui l'a finalement emporté. Connu pour ses films engagés (contre la peine de mort, la guerre du Viet Nam et la ségrégation notamment), le cinéaste était également obsédé par les naufrages psychotiques, qu'il explora quatre fois, au moins le temps d'une longue scène (Angel Heart, Birdy, Pink Floyd - The Wall, Midnight Express), ponctuant conséquemment sa narration de gimmicks et de répétitions comme autant de lignes de basse à l'harmonie de sa mise en scène. Et justement, son cinéma, très habillé musicalement, avait l'efficacité de ses partitions, jusqu'à souvent faire de la bande originale elle-même le personnage principal de ses films (The CommitmentsEvita, Pink Floyd, Fame). Une carrière sans tâche, excepté peut-être Midnight Express, encore aujourd'hui attaqué pour sa conception raciste du système judiciaire et pénitentiaire turc. Il a sans doute voulu faire amende honorable avec Mississippi Burning, charge incendiaire contre l'Amérique du Ku Klux Klan, reparti avec des nombreuses récompenses. Réalisateur d'une petite quinzaine de longs métrages, il aura toutefois laissé une empreinte remarquable dans le cinéma populaire, à l'instar d’autres cinéastes comme son compatriote Ridley Scott. So long, Sir Parker.

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  • Dernière grande figure de l’âge d’or du cinéma américain, Olivia de Havilland est morte hier à 104 ans dans son domicile du 16e arrondissement de Paris, où elle vivait paisiblement depuis une cinquantaine d’années. L’actrice, deux fois oscarisée, s’était fait connaître aux côté d’Errol Flynn dans quelques classiques du cinéma d’aventure avant de camper le personnage inoubliable de Melanie dans le cultissime Autant en emporte le vent (1939), où elle opposait sa bienveillance à l'impétuosité de Scarlett O'Hara. Si du reste on a longtemps voulu la cantonner aux rôles de jeunes filles bien élevées, tout la poussait à se défaire de l’étreinte corsetée de la bonne société. Tenant tête à la Warner, elle rejetait les rôles qui ne lui convenait pas, jusqu’à mener une bataille juridique qui fera date dans la protection des acteurs contre les studios hollywoodiens. Son modèle, Bette Davis, “ne se souciait pas de savoir si elle avait l'air bonne ou mauvaise. Elle voulait juste jouer des rôles complexes, intéressants, fascinants ; une variété d'expériences humaines.” confiait-elle au Times en 1988. C’est ainsi qu’elle se métamorphosa en schizophrène dans La Fosse aux serpents (1949) d'Anatole Litvak ou s’enlaidit dans L'Héritière (1949) de William Wyler, avec une précision qui suscite encore l’admiration aujourd'hui. On a beaucoup glosé de sa rivalité avec sa soeur Joan Fontaine, mais elles s’étaient réconciliées avant la mort. Toute sa vie, Olivia de Havilland aura fait face à l’adversité avec l’aplomb lumineux des êtres libres. Est-ce la récente polémique autour d’Autant en emporte le vent qui aura commandé de souffler la dernière bougie ? Ca n’éteindra pas pour autant la flamme.

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  • Voilà dix-sept ans que le petit prodige français du genre nous avait quittés pour tenter sa chance à Hollywood. La pandémie de coronavirus – qui a considérablement gelé l’industrie américaine –, l’envie de retrouver un peu de liberté artistique ou encore le mal du pays, qu’elle qu’en soit la raison : Alexandre Aja vient reprendre un peu d’air frais en France, avec O2, un survival futuriste qui ferait un excellent spin-off de la fameuse scène de cercueil dans Kill Bill II (2004). Mélanie Laurent y interprète une jeune femme qui se réveille dans une caisse de cryogénisation sans savoir pourquoi. L’oxygène se raréfiant, il lui faut remonter dans ses souvenirs pour trouver un moyen de s’échapper... Bien placé dans la Black List, le scénario de Christie LeBlanc n’est pas sans rappeler Buried (2010), qui voyait Ryan Reynolds se débattre avec son téléphone sous “une tonne de terre irakienne”, mais permettra sans doute une architecture plus intéressante reposant sur le puzzle mémoriel de l'héroïne. “Après une période de confinement, un projet qui explore en son cœur le confinement et la claustrophobie était une évidence, presque une nécessité.” déclare Aja, dont le film sera produit par Wild Bunch et distribué par Netflix à une date encore inconnue.

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  • La semaine dernière, nous vous demandions de partager votre top 10 des meilleurs compositions d’Ennio Morricone, mort à 91 ans au faîte d’une carrière éblouissante. Sans surprise, sa collaboration avec Sergio Leone, la plus féconde et la plus populaire, a trusté l’immense majorité des places. Du reste, le western occupe neuf rangs ! Ainsi, pour rendre hommage à l’inépuisable diversité de son oeuvre et des genres qu’il a approchés, nous avons créé une playlist des 20 scores qui ont retenu votre préférence, aux côtés du top 10 officiel. Pour l’établir, les points ont été attribués en fonction de leur place dans vos classements puis par nombre de citations. Mais place aux lauréats, que vous pouvez également découvrir sous forme de liste tout en écoutant les meilleurs morceaux, bien au chaud : 

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