Le Carrefour ou Ombres à Yoshiwara
(1928)
un film de
Le Carrefour ou Ombres à Yoshiwara

Le Carrefour ou Ombres à Yoshiwara

(1928)
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Micro-critique star (Torrebenn) :
Torrebenn
Sa note :
Le Carrefour ou Ombres à Yoshiwara “ Kinugasa acclimate des éclairages quasi-expressionnistes aux lueurs encore naturelles d'un Yoshiwara Meiji, pour ourler un naturalisme cru. ” — Torrebenn 7 avril 2018
9 commentaires
  • Torrebenn
    Sa note :
    Le Carrefour ou Ombres à Yoshiwara “ Kinugasa acclimate des éclairages quasi-expressionnistes aux lueurs encore naturelles d'un Yoshiwara Meiji, pour ourler un naturalisme cru. ” — Torrebenn 7 avril 2018
    9 commentaires
    • Limdebois
      commentaire modéré Il y a le point de vue occidental certes mais il y aussi des films qui se perdent dans leur propre pays d'origine. Je parle des copies, des négatifs. Je ne sais même pas si ses films muets étaient produits dans le cadre des studios et donc s'ils ont eu les copies à un moment donné avant que la guerre détruise pas mal de ces films. La seule copie existante et retrouvée bien des années après d'une page folle c'est le cinéaste qui l'a retrouvée, donc faudrait savoir si la copie de ce film a une autre histoire. Mais c'est vrai aussi que d'un point de vue occidental, voire historique (même encore maintenant les Japonais prêtent assez peu intérêt à leurs films), il y a eu très longtemps un dénigrement et une méconnaissance de leur cinéma. Et encore aujourd'hui. Y a pas longtemps je lisais des commentaires sur un chambara et on pouvait lire que le film s'inspirant de Kurosawa, comme si au Japon il n'y avait que lui et qu'aucun film ne pouvait n'avoir aucun lien avec lui... Ou comme si effectivement le cinéma japonais était né avec lui...
      9 avril 2018 Voir la discussion...
    • Arch_Stanton
      commentaire modéré @Limdebois "dénigrement" ... "méconnaissance" ou bien mentalité typiquement nippone ? Qui veut que l'on ne s'attache pas excessivement à tout ce qui est artistique et doté d'une essence périssable, transitoire ...
      Je pose juste la question en pensant forcément à ces sublimes temples millénaires, construits en bois et qu'ils démontent systématiquement, tous les siècles ou à intervalle symbolique, avant de les re-construire, soit avec les anciens matériaux (tout ou partie) soit avec des matériaux neufs, soit même en recyclant des éléments architectoniques d'autres sanctuaires ...
      On parle ici de bois, de pierre et pourtant c'est considéré comme non-durable, alors s'agissant de pellicule ... On peut imaginer comme cela peut apparaître illusoire et dérisoire de tenter de les conserver. Non ?
      9 avril 2018 Voir la discussion...
    • Limdebois
      commentaire modéré Je pense que ça tient de la société japonaise qui est très liée aux entreprises et à l'absence d'autorités étatiques, publiques capables de sauvegarder un patrimoine comme ça se fait par exemple en Corée. Mais je ne juge qu'à partir de quelques éléments et je suis peut-être dans l'erreur. J'ai même des contre-exemples, j'ai vu pas mal de raretés à la Maison du Japon à Paris (mais c'est une fondation il me semble, pas de capitaux publics). Pour ce qui est des entreprises donc, des studios ou ce qu'il en reste, ben les vieux films ils n'en ont que faire puisque l'exploitation ne rapporterait rien. Et ç'a toujours été comme ça : si les studios ont envoyé des films pour les festivals à une époque, il est arrivé que rarement qu'ils pensent à exploiter leurs films à l'étranger. On dit bien que Ozu a été découvert si tard (les années 80) parce que les Japonais pensaient que ce n'était pas assez "exotique" pour le marché extérieur. Il y a Kobayashi qui a été exploité en salle, Oshima, Kurosawa bien sûr, et puis avec le boom du cinéma asiatique, mais essentiellement continental, les Japonais en ont profité alors que paradoxalement ils produisaient rien de bien folichon (j'aime pas du tout Kitano ou l'autre Kurosawa par exemple). C'est vrai que tout est périssable ou presque au Japon. Ça doit être une sorte de schizophrénie propre au pays, devant faire face d'un côté à de fréquents tremblement de terre leur rappelant que le matériel ne dure jamais, et de l'autre un fort poids de la tradition. Faut pas oublier aussi que c'est loin et que l'ère numérique/Internet aide pas mal à ce que nous puissions découvrir plus facilement des œuvres. Or partout dans le monde, on a cet esprit de reconquête du passé, d'établissement d'archives... C'est si loin que les échanges culturels ont été jusque-là assez rare, que les traductions sont lentes et difficiles, et surtout les usages de conservation totalement différents. En Occident, ou dans le monde, y a une langue du cinéma, c'est l'anglais. Et y a, de mon expérience, deux pays qui restent dans leur coin, c'est la France et le Japon (on pourrait dire la Chine aussi). Nous, on ne parle pas anglais, mais notre esprit, notamment à travers celui de conservation, de politique des auteurs, il rayonne et il influence tout une culture de préservation et d'histoire du cinéma. Le Japon, lui, en est pas mal exclu. Mais avec l'ère du numérique, je ne me fais pas de souci : si comparativement à d'autres pays de cinéma, le Japon a pas mal perdu, sa qualité est suffisante pour convaincre à l'avenir. Les portes sont déjà ouvertes et on ne cesse d'y voir plus clair. Si ce travail-là ils ne le font pas eux-mêmes, d'autres le feront à leur place.
      10 avril 2018 Voir la discussion...
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