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Satisfaction communauté 89%
Les Vitelloni

Les Vitelloni

(1953)
un film de
Ce qu'en pense la communauté
  • 89%
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  • 92 veulent le voir

Micro-critique star (Anna_K) :
Anna_K
(à propos de Les Vitelloni)
Sa note :
Les Vitelloni “ Comment la maturité vient aux jeunes gens de bonne famille. Une ritournelle inoubliable et la maestria des images, jusqu'au dernier plan. ” — Anna_K 23 octobre 2020
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  • Bosco
    (à propos de Les Vitelloni)
    Sa note :
    Les Vitelloni “ Densité romanesque, satire et autobiographie. En filmant une bande d’adulescents petits-bourgeois qui se cherchent Fellini trouve sa voie. ” — Bosco 15 octobre 2020
    3 commentaires
    • Bosco
      commentaire modéré Dans une ville de province aussi médiocre qu’eux, ils se cherchent bien qu’en fuyant puisque l’homme est ainsi fait que même en se détournant, en s’étourdissant, en s’abrutissant, en fermant les yeux sur lui-même, il ne peut que vouloir devenir sinon ce qu’il est du moins quelque chose, voire quelqu’un. Fellini filme ces pauvres et veules vies avec cette indulgence, ce don de sympathie qui caractérise le cinéma italien de cette époque ; il y met ce sens de l’observation fine et détaillée qui confère à tout un pan de ce cinéma une densité proprement romanesque (sur ce point, l’analogie entre I Vitelloni et Rocco et ses frères de Visconti est frappante). Ceci en un montage de saynètes qui se succèdent plus qu’elles ne s’enchaînent dans une sorte de désordre, de savant désordre en forme de zig-zag qui est accordé à l’errance des âmes et livre le son profond du film si bien accompagné par moments par la musique de Nino Rotta. Une musique ironique et poétique car ce film de style néo réaliste est traversé de bouffées oniriques. L’on y voit notamment la statue de bois de l’ange qui préfigure la statue du Christ survolant comme une bénédiction le début du récit d’autres errances, romaines celle-ci, celles de la Dolce Via - la "métaphore de l'ange" relevée par René Bazin. Sur les épaules des pauvres hommes errants un ange veille et sourit, de même Fellini en les filmant.
      15 octobre 2020 Voir la discussion...
    • Anna_K
      commentaire modéré Très beau commentaire, fin et chaleureux ... et après cela où allons nous trouver les mots pour une MC ?
      15 octobre 2020 Voir la discussion...
    • Bosco
      commentaire modéré @Anna_K Le film est si riche et ton vocabulaire si étendu que je ne doute pas que tu nous tourneras prochainement une belle MC. ;-)
      15 octobre 2020 Voir la discussion...
  • Alan_Smithee
    (à propos de Les Vitelloni)
    Sa note :
    Les Vitelloni “ Glandeurs et décadence d'une fuite en avant en vase clos. Rupture d'avec les pères, étreinte avec les mères. Les nouveaux monstres. ” — Alan_Smithee 1 novembre 2018
    2 commentaires
    • georges.b1
      commentaire modéré @Alan_Smithee J'aime bien "les nouveaux monstres" !
      1 novembre 2018 Voir la discussion...
    • Alan_Smithee
      commentaire modéré @georges.b1 Outre le fait que j'aime détourner des titres de films, force est de reconnaître que quelque part, c'est ce qu'ils sont. Des déshérités de l'Italie d'après-guerre, prisonniers du doute et de leur carcan social. Sur les bords de leur station balnéaire, c'est l'entre-deux monde qu'ils observent. La parade comme monstration du désir d'être inutile.
      2 novembre 2018 Voir la discussion...
  • Anna_K
    (à propos de Les Vitelloni)
    Sa note :
    Les Vitelloni “ Comment la maturité vient aux jeunes gens de bonne famille. Une ritournelle inoubliable et la maestria des images, jusqu'au dernier plan. ” — Anna_K 23 octobre 2020
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Casting de Les Vitelloni

Infos sur Les Vitelloni

Réalisé par Federico Fellini
Écrit par Federico Fellini, Ennio Flaiano, Tullio Pinelli, Max Morise et René Barjavel


France, Italie - 1h43 - Drame, Comédie
Titre original : I Vitelloni
Sortie le 23 avril 1954

Synopsis

Cinq adolescents attardés, déjà âgés d'une trentaine d'années, vivotent aux crochets de leurs parents dans une petite ville italienne du littoral romagnol. Ils n'ont pas commencé à travailler, n'en ont même pas l'intention et ne savent comment donner à leur existence du rêve, de l'aventure voire de l'amour. Tous de profils différents (un tombeur, un ténébreux, un apprenti-écrivain, un ténor de bord de plage, un cynique), ils se rassemblent en bande mais la médiocrité, la frustration, la solitude de leurs conditions et situations ne parviennent pas à disparaître malgré leurs pauvres tentatives illusoires et désespérées d'échapper au quotidien ensemble, et devant le désespoir de leurs parents respectifs. Seule la fuite de leur ville leur permettrait de s'échapper du nid familial petit-bourgeois mais ils ne s'y résolvent pas et parcourent la ville et la nuit, désoeuvrés.

Le film suit plus particulièrement l'évolution de Fausto, "chef et guide spirituel" de la bande, dans sa relation avec Sandra : la première scène est la découverte de la grossesse de Sandra (juste après que Fausto, flirtant avec une autre demoiselle, a déclaré "Sandra ? Qui c'est, Sandra ?"), puis s'ensuit le mariage, et les... difficultés de Fausto pour accepter ses responsabilités d'époux, voire de père. Il semble pourtant qu'à la fin, Fausto, dûment corrigé, rentre dans le rang, aidé par l'amour de l'honnête mais un peu naïve Sandra.

L'autre personnage central, même s'il se maintient toujours en retrait (sauf dans les scènes avec la statue volée) est Moraldo, le seul dont on sent que le rôle de parasite, d'inutile lui pèse, et dont l'évolution, solitaire et silencieuse, conclura le film.


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