Jean Sorel

Acteur
Né le 25 septembre 1934
Connu pour...

Biographie de Jean Sorel

Jean Sorel commence des études à l'Ecole Normale Supérieure en vue d'une carrière diplomatique. Il débute au cinéma en 1959 dans un second rôle dans J'irai cracher sur vos tombes, adaptation par Boris Vian de son propre livre. Dès l'année suivante, il s'illustre en Italie dans Les Adolescentes d'Alberto Lattuada et en France dans Les Lionceaux de Jacques Bourdon.
Sa beauté lui vaut d'être souvent comparé à Alain Delon mais Jean Tulard lui reproche sa "mollesse" et le Dictionnaire du cinéma français prétend que sa carrière presque exclusivement partagée entre l'Italie et la France (dans des mesures semblables) n'a pas fait de lui une star. Et pourtant...
Sorel a par la suite pour partenaires Lea Massari dans Ça s'est passé à Rome de Carlo Lizzani, d'après Alberto Moravia (adapté par Moravia et Pier Paolo Pasolini) et Marie-José Nat dans Amélie ou le temps d'aimer de Michel Drach d'après William Somerset Maugham. Dans Traqués par la gestapo, il a pour partenaire la ravissante Anna Maria Ferrero qu'il épouse (et qui abandonne sa carrière peu après).
Le jeune premier en vogue incarne le prince de Condé dans le pléthorique Vive Henri IV... vive l'amour ! de Claude Autant-Lara et dès 1962 tient un des rôles principaux de la production américaine Vu du pont d'après Arthur Miller, dirigé par Sidney Lumet face à des pointures telles que Raf Vallone et Maureen Stapleton. Dans Le Désordre de Franco Brusati, il côtoie Louis Jourdan, Susan Strasberg et Curd Jürgens, et dans Adorable Julia mis en scène par le Suisse Alfred Weidenmann, une autre adaptation théâtrale, la charmante Lilli Palmer et le vétéran Charles Boyer.
Sorel tourne beaucoup et dès 1963 il s'essaie au cinéma bis avec le film de science-fiction Hipnosis, dont il partage l'affiche avec Eleonora Rossi Drago. Dans le même temps, il confirme ses galons de star en interprétant Lantier dans Germinal, adaptation filmée par Yves Allégret du roman d'Emile Zola ; l'acteur continue d'explorer une veine littéraire en jouant dans La Ronde de Roger Vadim, adaptation d'Arthur Schnitzler par Jean Anouilh (où figure Jane Fonda), De l'amour d'après Stendhal avec Anna Karina, Chair de poule du grand Julien Duvivier d'après James Hadley Chase. Parallèlement, il partage la vedette des sketches humoristiques de Mauro Bolognini avec Gina Lollobrigida ou Raquel Welch.
En 1965, Jean s'illustre dans Sandra de Luchino Visconti, un film particulièrement noir - qui connaîtra d'ailleurs un échec public ; dans cette chronique incestueuse luxueuse et glaciale il joue le frère de Claudia Cardinale. Sandra est probablement le premier classique interprété par Jean Sorel, mais il s'agit d'un classique maudit, qui ne lui vaut pas de popularité supplémentaire.
Au lendemain de cet échec, la carrière de Sorel ne semble pas s'en ressentir. La star passe de Dino Risi à Victor Hugo (le rôle titre de L'Homme qui rit) et collectionne les plus belles partenaires : Virna Lisi, Sylva Koscina, Monica Vitti, Florinda Bolkan, Carroll Baker, Ira von Fürstenberg ; plus tard il croisera aussi Sue Lyon et Lucia Bosé. Il a pour partenaires masculins des poids lourds également internationaux : Lou Castel, Stanley Baker, Stephen Boyd ou Lee J. Cobb. Il paraît dans plusieurs thrillers signés Damiano Damiani, Lucio Fulci ou Umberto Lenzi, et fait une incursion dans le film d'horreur, dirigé par Romolo Guerrieri.
En 1967 sort son film le plus célèbre : Belle de jour de Luis Buñuel d'après Joseph Kessel. S'il lui permet d'entrer dans toutes les cinémathèques, il fixe par ailleurs l'image de Sorel en mari trompé, éclipsé par Catherine Deneuve et ses étranges amants.
Au lendemain de ce film retentissant, certainement éclaboussé par son succès, Jean Sorel partage l'affiche d'Adélaïde de Jean-Daniel Simon (d'après Joseph-Arthur de Gobineau) avec la grande actrice suédoise Ingrid Thulin - qu'il retrouvera dans le giallo Je suis vivant. Il participe à Model Shop, film américain de Jacques Demy, et travaille avec l'Espagnol José María Forqué ; dans le thriller américain Chacal (1973), réalisé par Fred Zinnemann (qui fera l'objet d'un remake avec Bruce Willis et Richard Gere), il interprète Bastien-Thiry.
Délaissant le cinéma bis italien, Jean privilégie alors les films d'auteurs français : entre Une vieille maîtresse (1975) d'après Barbey d'Aurevilly et le rôle de Wolf dans L'Herbe rouge (1985) de Pierre Kast d'après Boris Vian (le parrain de ses débuts) à la télévision, Les Enfants du placard et Les Ailes de la colombe d'après Henry James, les deux signés Benoît Jacquot, Les Soeurs Brontë d'André Téchiné, et pour le petit écran : La Naissance du jour de Jacques Demy d'après Colette (avec Jean-Pierre Léaud) et La Démobilisation générale de Hervé Bromberger.
En 1981, à la télévision française, l'acteur accomplit l'exploit de jouer de 20 à 55 ans le fils d'Alice Sapritch dans Une mère russe de Michel Mitrani et en 1985, il rejoint la distribution de Aspern de l'Argentin Eduardo de Gregorio, nouvelle adaptation de Henry James, avec Bulle Ogier et Alida Valli en co-stars. L'année suivante, Sorel prête ses traits au souteneur de Rosa La Rose, fille publique jouée par Marianne Basler, dans un film de Paul Vecchiali.
La carrière de Jean prend un nouveau virage vers l'Italie, où il tourne quelques comédies pour le grand écran, avec Adriano Celentano, Bud Spencer et Thierry Lhermitte en successeur de Terence Hill, dirigé par Steno en compagnie d'Ornella Muti. Il s'illustre surtout à la télévision, partenaire privilégié des grands actrices (Stefania Sandrelli dans Come una mamma (1990) ou Aurore Clément), paraissant notamment dans Butterfly de Tonino Cervi.
La star de Sidney Lumet, Roger Vadim, Luchino Visconti et Luis Buñuel ne revient plus qu'occasionnellement en France (Les Coeurs brûlés en 1992) et sur le grand écran - en 1991 dans Miliardi de Carlo Vanzina (avec Billy Zane et Lauren Hutton) et en 2008 dans L'ultimo Pulcinella. En 1995, dans le court métrage Fils unique, Jean Sorel apparaît au même générique que le jeune Guillaume Canet.
Jean Sorel a débuté tardivement sur les planches, en 1984 dans Alice par des chemins obscurs, mis en scène par Roger Planchon. Il n'y reviendra que rarement, en Italie, notamment en 2001 dans Il Candido de Leonardo Sciascia.

Filmographie de Jean Sorel

  • 1
    Drôles d'oiseaux
    Taux de satisfaction de la communauté
    01%
    un film de Élise Girard
    Belle, jeune et pleine de doutes, Mavie cherche sa voie. Elle arrive à Paris et y rencontre Georges, libraire au Quartier Latin depuis quarante ans. Solitaire, comme caché dans sa ...
    1h12
    Ma note :
  • 2
    L'ultimo pulcinella
    un film de Maurizio Scaparro
    Ma note :
  • 3
    Deserto di fuoco
    un film de Enzo G. Castellari
    Ma note :
  • 4
    Miliardi
    (1991)
    un film de Carlo Vanzina
    Ma note :
  • 5
    Rosa la Rose
    Taux de satisfaction de la communauté
    81%
    (1985)
    un film de Paul Vecchiali
    Paris, les Halles, son nouveau quartier. Une princesse y regne, Rosa, fille publique. Elle est belle, gaie, disponible, eclatante et accueille ses clients avec la grace de l'adoles...
    1h32
    Ma note :
  • 6
    La Naissance du jour
    Taux de satisfaction de la communauté
    55%
    un film de Jacques Demy
    L'écrivaine Colette passe l'été 1927 dans sa maison près de Saint-Tropez ; sa jeunesse s'éloigne, elle pense à son existence passée, à sa mère, aux hommes de sa vie. Autour d'el...
    1h24
    Ma note :
  • 7
    Les Soeurs Brontë
    Taux de satisfaction de la communauté
    33%
    un film de André Téchiné
    Charlotte Brontë évoque certains épisodes de sa vie avec sa famille.
    1h55
    Ma note :
  • 8
    Les Enfants du placard
    un film de Benoît Jacquot
    Les Enfants du placard est un film français réalisé par Benoît Jacquot, sorti en 1977.
    Ma note :
  • 9
  • 10
    Chacal
    Taux de satisfaction de la communauté
    70%
    (1973)
    un film de Fred Zinnemann
    En 1963, trois dirigeants de l'OAS engagent un tueur professionnel pour assassiner le Général de Gaulle. Sans identité, sans visage, son nom de code est Chacal et ses services vale...
    2h20
    Ma note :

Avis sur les films de Jean Sorel

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