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I Love you Andrew Garfield

B-list | Par Simon Bannes | Le 16 octobre 2010 à 15h02
Tags : star, carrière, acteur

Les mégastars sont tout en haut, à se la couler douce dans le penthouse de la renommée. Will, Johnny, Brad, Scarlett, Leonardo ou Angelina peuvent par leur simple nom doper les résultats d'un film au box-office. Juste en dessous il y a la B-list pleine d'apprenties vedettes et de wannabees que nous allons vous apprendre à aimer...

Cher Andrew,

Je dois le confesser immédiatement : tu ne faisais pas partie de mes favoris pour incarner le nouveau Spider-man. Trop sérieux, trop bad boy, pas assez torturé... Au final, le verdict rendu par Sony début juillet a eu raison de moi ; te voilà déjà prêt à porter le costume de Spidey / Peter Parker face à Rhys Ifans en méchant Lézard pour un reboot au casting jusqu'ici 100% brit.

La Révélation de Boy A
Né à Los Angeles de parents anglo-américains, tu pars vivre à l'âge de 4 ans dans le Surey. Brillant étudiant-comédien, tu gagnes une estime rapidement en jouant sur les planches à Manchester notamment. En 2007, les premiers pas au cinéma seront concluant grâce à Boy A, à l'origine un téléfilm pour le TV network anglais Channel 4 puis un film sorti en France en février 2009.

Cette semaine, on a été nombreux à te voir te déhancher le temps d'une courte scène au début de The Social Network (c'est furtif au cours de la soirée Caribéenne, mais le plan qui montre Andrew Garfield se rapprocher en dansant d'un Jesse Eisenberg tout en raideur et malaise en disait déjà très long sur leur relation). Avant, on avait déjà pu admirer tes performances de danseur frénétique hors-pair ici :


Clubbing extrait de Boy A

Après ce rôle d'ado sorti de prison et rattrapé par son passé qui te vaut un bafta (pour les amateurs d'émotions post cérémonie, voici une belle interview à chaud du jeune Andrew tout abasourdi), c'est l'appel d'Hollywood. Robert Redford en personne te réclame pour sa nouvelle super production engagée à propos de la guerre d'Afghanistan Lions et agneaux. Face à Redford l'insolence de l'étudiant brillant mais blasé te va à ravir. Le film sera un échec commercial suite à quoi le retour au pays est immédiat.


Agir contre ou vivre avec la guerre extrait de Lions et agneaux

Des choix de carrière réfléchis et exigeants
Après une participation coupée au montage au film d'époque sur les soeurs Boleyn Deux soeurs pour un roi, tu décroches, une fois de plus pour Channel 4, le premier rôle dans The Red Riding Trilogy - 1974. Dans la peau d'Eddy, un journaliste enquêtant sur la disparition d'une jeune fille de la région, tu fais une brève apparition dans le second volet, The Red Riding Trilogy - 1980, puis rempiles pour quelques séquences dans le dernier, The Red Riding Trilogy - 1983. Exactement comme pour la sortie de Boy A, le projet initialement lancé pour le petit écran bénéficie d'une distribution en salles dans d'autres pays européens. Très vite passée inaperçue en France, la trilogie acclamée par la presse marque une seconde collaboration avec Peter Mullan, et mérite d'être davantage vue, voici donc la bande-annonce :

Le 11 novembre 2009 en France, en plus des trois épisodes de The Red Riding Trilogy, un quatrième film sort avec ton nom au générique. Celui-ci fait davantage parler de lui puisqu'il s'agit du dernier Terry Gilliam, L'imaginarium du docteur Parnassus. On remarque, après une incursion réussie à Hollywood avec le roi des auteurs raffinés et populaires, Robert Redford, avec combien d'exigence tu détermines tes choix.

Choisi encore une fois pour ton charme british, tu interprètes le bel Anton, orphelin recueilli par le docteur Parnassus et amoureux de sa fille Valentina, mineure et pas facile à convaincre :


Bientôt 16 ans extrait de L'Imaginarium du Docteur Parnassus

La renommée internationale
Le film qui aura tout changé pour toi cette année est sans conteste The Social Network de David Fincher. On peut le dire sans crainte, il en faut peu pour que tu ne voles la vedette à Jesse Eisenberg. Sans doute seul personnage masculin du film à faire preuve d'une once d'humanité, tu t'imposes comme l'unique figure attachante du film. Ami fidèle mais bafoué, collaborateur dévoué mais trahi, rien ne t'est épargné, si bien que le basculement vers la folie, les décisions abruptes de tout couper pour partir en Californie, ne font que renforcer ton capital sympathie et notre compréhension.

C'est également toi le seul personnage du film à entretenir une relation durable avec une fille, finalement gâchée par l'appât du gain et la peur d'être doublé. La scène de la rencontre avec Christy :


T'as créé Facebook? Cool... extrait de The Social Network

Suite à cette brillante performance de second rôle borderline digne d'une nomination aux oscars, il faudra patienter jusqu'au 11 février pour te voir dans le nouveau long-métrage de Mark Romanek (huit ans après Photo Obsession), Never Let me go. Drame à la fois romantique et mystérieux, puisqu'il s'agit d'un sorte de The Island en plus girly, c'est l'histoire de trois amis qui grandissent dans un internat coupés du monde et découvrent qu'ils sont des clones. Etant donné la cote de popularité grandissante de Carey Mulligan, et de la tienne, il ne s'agira donc pas forcément d'un énième "Keira Knightley movie" tourné dans l'Essex avec de beaux costumes.


Première sortie extrait de Never Let Me Go

Si, des auteurs anglais aux américains, pas une seule faute de parcours n'est jusqu'ici à noter, tout réside maintenant entre les mains de Marc Webb. Car souvenons-nous qu'endosser le rôle de spider-man a été fatal pour Tobey Maguire. Qu'en sera-t-il pour toi?

On croise fort les doigts, d'ici là, cheers mate!

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