Ciné-club présentation "Reines et impératrices"

Ciné-club présentation "Reines et impératrices"

Liste de 7 films par Theus
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7 films présentés dans le cadre du ciné-club de @Torrebenn ayant pour thème "Reines et impératrices"

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8 commentaires
  • Theus
    commentaire modéré LE SEIGNEUR DE L’AVENTURE - 1955 - HENRY KOSTER (La tunique)

    http://www.vodkaster...de-l-aventure/234349

    Pour cette première présentation nous partons en Angleterre sous le règne d’Elisabeth Ier. Voici en introduction un court portrait de cette souveraine mais qui permettra de la situer dans le temps.

    Fille d’Henri VIII et d’Anne Boleyn, Elisabeth Ier est reine d’Angleterre de 1558 à 1603. Surnommée parfois « la reine vierge » elle a longtemps bénéficié d’une image positive, étant considérée comme la plus grande reine de l’histoire de l’Angleterre, et l’un de ses plus grands souverains. Elle a régné à une période charnière, tant sur le plan politique que religieux, ce qui la rend passionnante. Au cours de ses longues années de règne, le royaume devient une grande puissance maritime et connait en littérature un essor qui marquera pour toujours la culture anglaise. Le mystère de cette reine continue à fasciner encore aujourd’hui. Une grande partie de son mythe est celui de sa virginité. Elle ne se maria jamais et n’eu aucun enfant. Plusieurs débats existent pour savoir si elle a eu, ou non, des amants. Elle mourra sans nommer de successeur.

    Pour plus de détails sur sa vie https://fr.wikipedia...reine_d%27Angleterre)

    Sa bande-annonce https://www.youtube.com/watch?v=96Xzh9pqE84

    Et le film complet en vo st anglais ou espagnol https://www.youtube.com/watch?v=tkM0qhGsh-E

    Le film relate les efforts de Walter Raleigh pour convaincre Elisabeth de financer son exploration du Nouveau Monde, l’amour non partagé de la reine pour Raleigh (joué par Richard Todd) ainsi que sa jalousie envers l’une de ses dames de compagnie (Joan Collins) qui finit par épouser l’explorateur.

    Dans Le seigneur de l’aventure, Elisabeth Ier est âgée de 48 ans. Bette Davis allait en avoir 47 en mars 1955 au moment du tournage. Elle endosse pour la seconde fois le rôle de la souveraine car elle avait joué la reine Elisabeth à 60 ans dans La vie privée d’Elisabeth d’Angleterre (avec Errol Flynn) alors qu’elle en avait 31. Cela faisait trois ans que Bette Davis ne s’était pas trouvée devant une caméra et elle n’était sûre de rien. Et surtout pas d’elle. Et encore une fois elle n’hésita pas à s’enlaidir et elle domine nettement tout le film.

    Bette Davis donne une interprétation tout en retenue et en profondeur à l’exception d’un point qui fut relevé par plusieurs critiques. En effet Bette Davis interprète la souveraine avec une démarche déhanchée et fut comparée par un critique à celle de Groucho Marx. Un autre farceur la vit « marcher, non à l’aide d’une jambe artificielle, mais de trois », tandis que deux autres la comparèrent à un « jockey au fessier douloureux » et à « un exubérant capitaine de jeu de la crosse en perruque rouge ».

    Malgré une reconstitution soignée et des costumes grandioses le film manque d’étincelles, d’un peu de panache et pour être honnête je ne me suis intéressé à ce film que pour la présence de Bette Davis dans ce rôle.

    Pour ma part je trouve que le film a des longueurs, que Richard Todd et Joan Collins sont d’une grande platitude. J’aimerais pouvoir faire un mix entre ce film et La vie privée d’Elisabeth d’Angleterre. Mais il ne faut pas bouder son plaisir devant ce qui reste un tout de même un bon film d’aventures.

    Pour ceux qui seraient intéressé par cette période je peux vous proposer une liste qui comporte quelques films basés sur la Maison Tudor

    http://www.vodkaster...maison-tudor/1276516
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré LA REINE CHRISTINE - 1933 - ROUBEN MAMOULIAN

    http://www.vodkaster...eine-christine/76755


    Bien que l’on la surnomme la reine Christine, c’est avec le titre de roi que Kristina Vasa monte sur le trône de Suède en 1632, à l’âge de six ans. Elevée comme un garçon, elle choquera toujours son monde à l’âge adulte, s’habillant en homme et fumant la pipe.

    Férue d’arts et de littérature, parlant plusieurs langues, dont le français, elle correspond avec les plus grands intellectuels de son époque : Pascal, Spinoza, Descartes. Et, surtout, refuse obstinément de se marier. Autant dire que tout cela fait jaser : de nombreux pamphlets lui prêtent une multitude d’aventures amoureuses, tant masculines que féminines, réelles ou supposées.

    Sans doute fatiguée du pouvoir et nullement désireuse de créer une descendance, elle abdique en 1654, à 28 ans, en faveur de son cousin Charles-Gustave. Elle achève en même temps un chemin spirituel qui l’amène, bien que fille de protestant pur et dur, à se reconvertir au catholicisme. La « reine ambulante » parcourt l’Europe, où sa liberté continue de choquer. Elle meurt à 63 ans et bénéficie du rare honneur d’être inhumée dans la basilique Saint-Pierre.

    Pour plus de détails sur sa vie https://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_de_Suède

    Sa bande-annonce https://www.youtube.com/watch?v=6hNKXY6Xq5E

    Et le film complet en vo http://www.dailymoti...eta-garbo_shortfilms

    Evocation romancée de la reine Christine de Suède, souveraine au 17ème siècle

    L’histoire revue par Hollywood peut souvent laisser dubitatif mais ici le fond reste véridique. Greta Garbo, superbe et divine, illumine chaque plan, subjuguant par sa présence, sa voix. Elle vampirise totalement l’écran et semble continuellement dans la mélancolie, la tristesse et les songes. Un rôle sur mesure pour l’actrice qui a toujours porté en elle le charme et la froideur scandinave. Les gros plans qui parcourent le film et le splendide final axé sur les yeux de l’ex reine est tout simplement un pur émerveillement. Mamoulian livre une reconstitution d’une grande sobriété, et assez fidèle à l’histoire, mais avec toutefois une grande exagération de la romance et de la passion amoureuse. Sa caméra semble toujours à fleur de peau. Le tout offre de purs moments d’émotion et encore une fois Garbo transforme la vision purement romanesque de Christine de Suède pour saisir la douleur du renoncement.

    Etant dans une ambiance avant pré-code, le côté lesbien de la souveraine est abordée dans une scène en compagnie de sa dame d’honneur. Un baiser échangé, chaste, mais baiser entre deux femmes tout de même. Et son côté garçonne reste toujours bien ancré car même vêtue d’une robe, elle demeurera continuellement ce garçon manqué.

    Pour l’anecdote, pour incarner son amant, Greta Garbo a imposé une de ses propres conquêtes, John Gilbert, star déchue du muet avec qui elle avait déjà partagé plusieurs affiches. Il fait pâle figure à côté de la Divine et il ne retrouvera jamais la célébrité et sombrera dans l’alcoolisme.
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré L’IMPERATRICE ROUGE - 1934 - JOSEF VON STERNBERG

    http://www.vodkaster...eratrice-rouge/70219

    Après l’Angleterre et la Suède direction la Russie pour découvrir Catherine II.


    La riche vie amoureuse de Catherine II de Russie fit qu’on lui a prêté bien des extravagances, souvent invraisemblables (on raconte qu’elle aurait passé en revue sa garde prétorienne en érection… ) On parle aussi d’un cabinet secret disposant de mobilier aux sculptures érotiques et de murs couverts de peintures pornographiques.

    On lui accorde tout de même une vingtaine d’amants bien réels. Les deux plus notables sont Grigori Orlov, qui l’aida à se débarasser de son mari, le tsar Pierre III, pour régner à sa place ; et et Grigori Potemkine, un officier de sa garde, qui resta toute sa vie un conseiller politique avisé et lui fournit d’autres amants.

    Toutes ces frasques, qui amuseraient chez un homme, on fait scandale parce qu’elles étaient l’oeuvre d’une femme. Elles ne doivent pas faire oublier que la Grande Catherine fut l’un des plus grands monarques du XVIIIème siècle, modèle du despote éclairé pour les philosophes français des Lumières. Elle entretient notamment une correspondance fournie avec Voltaire et Diderot, qu’elle reçut pendant 5 mois et, toute sa vie resta une dévoreuse de livres, plus encore que d’hommes.

    Pour en savoir plus https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_II

    La bande-annoce http://www.tcm.com/m...come-The-Bride-.html

    Et le film complet http://www.dailymoti...e-scarlet-empress_tv


    L’impératrice rouge est la 6ème des 7 collaborations entre Sternberg et Marlène Dietrich et la réponse de la Paramount à la MGM qui vient de sortir « La reine Christine » . Il raconte les débuts de « la grande Catherine » (pas celle de Vodkaster mais celle de Russie) qui fut en premier lieu une princesse prussienne qui va épouser l’héritier du trône de Russie. Le début du film commence comme un film classique ou la jeune et belle princesse va épouser un empereur mais la gentille histoire va très vite se transformer lors de la découverte des perversions du tsar. Là aussi l’histoire se voit simplifiée mais si parfois le scénario peut sembler passer au second plan c’est pour mieux être absorbé par la mise en scène virtuose, inventive, inspirée et même démentielle de Sternberg. Un film esthétique, luxuriant et d’un baroque flamboyant avec des décors imposants et des costumes somptueux. Une démesure totale où la liberté du réalisateur se ressent à chaque plan. Il est intéressant de noter que le code Hays venait d’être mis en place et que le libertinage, ni la torture, ne sont alléger.


    Le jeu de Marlène Dietrich va gagner en nuance au fur et à mesure du déroulement de l’histoire. Elle incarne une Catherine II fascinante, un subtil mélange de séduction et de fausse innocence. Une Dietrich renversante et magnifique (même si son jeu aurait tendance à m’agacer durant la première partie du film trop de naïveté sans doute).
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré L’AUTRICHIENNE - 1989 - PIERRE GRANIER-DEFERRE

    http://www.vodkaster...-autrichienne/234559

    Tout commence par une jeunesse heureuse à Vienne, un 2 novembre 1755, Marie-Antoinette est la quinzième enfant de la puissante impératrice Marie-Thérèse d’Autriche qui a patiemment négocié son mariage avec le futur roi de France. Une princesse de conte de fées qui se transforme en jeune reine de 20 ans, insouciante, trop rieuse, peu instruite qui tenta d’oublier une ombre à ce beau tableau : la non consommation de son mariage avec le Dauphin, le malheureux Louis XVI. Il fallut 7 ans pour que la reine devienne enfin mère de son premier enfant. Elle se consola de ses difficultés conjugales par des fêtes sans fin, de folles dépenses en toilettes et bijoux, par un entourage sans scrupules et une passion pour le Suédois Axel de Fersen, amoureux d’elle, qui tenta tout pour la sauver. Face aux servitutes écrasantes qui sont le lot d’une reine de France, elle se rebelle, refuse de se sacrifier à sa fonction, prétend mener une vie indépendante, conforme à ses gouts. Maladroite, elle multiplia les imprudences d’étiquettes et financières qui alimentèrent la rumeur et les pamphlets injurieux et obscènes. L’affaire du collier, sombre escroquerie, marqua le tournant fatal. Puis la révolution éclate. L’exécution du roi. L’enfermement à la Conciergerie où elle ne revit plus jamais ses enfants. La reine changea, se transformant en femme digne dans l’adversité. Elle fut guillotinée alors qu’elle n’avait que 38 ans.

    Pour en savoir d’avantage https://fr.wikipedia...oinette_d%27Autriche

    Sa bande-annonce https://www.youtube.com/watch?v=zg-z13i0jN0

    Le fim complet https://www.youtube.com/watch?v=zg-z13i0jN0

    La liste des films où la reine apparait http://www.vodkaster...ie-antoinette/953874

    Très loin des ors de Versailles ou des jardins du hameau et du domaine du petit Trianon la retranscription du procés est parfaite. Cela peut rebuter certains car la mise en scène est d’une grande sobriété.

    Retraçant les trois derniers jours de Marie-Antoinette le film retranscrit admirablement les deux jours de son procès. Le dossier étant totalement vide l’accusation inventa des témoignages dont le plus odieux fut l’accusation d’inceste entre la reine et son fils. Sur un scénario d’Alain Decaux et d’André Castelot le film est d’une fidélité exemplaire à l’histoire. Quelques petites séquences en flash-back viennent parsemés ce huis-clos. La prestation d’Ute Lemper, allemande de naissance, est admirable. La sobriété de son jeu redonne une vérité à cette femme blessée et humiliée. Très loin des ors de Versailles ou des jardins du hameau la retranscription du procès est parfaite. La mise en scène d’une grande sobriété peut rebuter car Pierre Granier Deferre se veut humble face aux dernières heures de la reine et ne s’encombre pas d’effets cinématographique. Bien loin aussi des différents films consacrés à la souveraine il donne l’image d’une femme digne. « je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien «
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré LA DAME DE WINDSOR - 1998 - JOHN MADDEN

    http://www.vodkaster...dame-de-windsor/7975

    Retour en Angleterre avec celle qui vient de se faire ravir le record de longévité de règne (63 ans et 7 mois) : la reine Victoria

    La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l’Europe, la souveraine de la révolution industrielle était aussi une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Ecossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui ne se terminaient qu’à l’aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l’italien en chantant du bel canto.

    Passionnée, elle a aimé à la folie son mari, le prince Albert. Veuve à 42 ans, elle a respecté aveuglément les principes luthériens de son époux allemand. De là vient peut-être la rigidité morale caractéristique de la période victorienne. Avec neuf enfants (et 34 petits-enfants), le couple donne une image de famille unie et harmonieuse, loin des excès des deux rois précédents. Une image dans laquelle se reconnait en particulier la bourgeoisie, en plein essor grâce à la Révolution industrielle dont l’Angleterre est la championne, tant sur le plan économique qu’idéologique, avec le triomphe du libéralisme.

    La perte de son époux bien-aimée après 22 ans de mariage, et principal conseiller, laissera la souveraine désemparée. Son chagrin est immense. Jusqu’à la fin de sa vie, elle ne s’habillera plus qu’en noir. Délaissant Londres, elle s’enferme dans ses différents châteaux. Durant dix ans ses apparitions en public sont rares. Cette désaffection apparente pour les affaires de l’Etat affaiblit sa popularité et renforce le camp républicain. L’importance que prend auprès d’elle son serviteur écossais John Brown suscite même des rumeurs calomnieuses. Elle s’éteint le 22 janvier 1901 à la tête d’un empire sur lequel, comme sur celui de Charles Quint, le soleil ne se couchait jamais.

    Pour en savoir davantage https://fr.wikipedia.org/wiki/Victoria_(reine)

    La bande-annonce https://www.youtube.com/watch?v=uzuFp-m5m1Q

    Film complet (en anglais sous titres en anglais) https://www.youtube.com/watch?v=aM6kfsdY4g0

    Liste de films où apparait la reine Victoria http://www.vodkaster...lms/victoria/1271420


    Le film relate l'amitié naissante, historiquement avérée, entre la reine Victoria et son palefrenier écossais John Brown.

    Profondément affectée depuis la mort de son mari, le prince consort Albert, la reine porte le deuil, évite les apparitions publiques et se désintéresse de la vie politique. Le secrétaire fait venir au château de Windsor un palefrenier de feu le prince, dont le dévouement vis-à-vis de ce dernier est connu de la reine. Très vite, le franc-parler et la rudesse de John Brown plaisent à Victoria, peu habituée à ces entorses au protocole. De son côté, le serviteur est sensible à l'amitié que lui témoigne la souveraine. Peu à peu, Brown s'investit au-delà de sa charge et veille personnellement à la sécurité de la reine. L'influence qu'il a sur elle fait naître la rumeur, au point qu'on la surnomme « Mrs. Brown ».


    L’intérêt principal du film est le très beau duo que forme Judi Dench (royale comme à son habitude) et Billy Connolly en valet ours qui porte l’histoire et volerait presque la vedette à sa royale maitresse. La relation ambigue entre ces deux personnages est traité avec finesse et humour. La petite histoire faisant la grande. On trouve également beaucoup de finesse et de délicatesse dans la description des différents personnages qui entourent ce couple (des hommes politiques au serviteurs (Un petit Downton abbey avant l’heure). Au fur et à mesure de l’histoire c’est essentiellement le retour à la joie de vivre de la reine par cet homme, en bousculant l’étiquette, qui est plaisant à découvrir.
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré JUAREZ - 1939 - WILLIAM DIETERLE

    http://www.vodkaster.com/films/juarez/98306

    Pour Juarez ce n’est pas une mais deux impératrices dont je vais vous parler. J’aurais aimé pouvoir montrer un film centré sur l’impératrice Eugénie mais cette dernière n’a jamais eu les honneurs de son propre biopic. Elle apparait de temps en temps en personnage secondaire. Le seul où elle joue un rôle central est dans « Violettes impériales » opérette avec Luis Mariano.

    Eugénie

    Née en 1826 à Grenade elle a, petite fille, sauté sur les genoux de Stendhal et écouté les fascinantes histoires de Mérimée. Sportive et fière, elle enflamme Napoléon III. Louis-Napoléon tombe amoureux de la ravissante Eugénie de Guzman, comtesse de Montijo. L’empereur se résout à demander sa main car celle-ci refuse de devenir sa maitresse. Elle sut donner au trône et à la Cour un lustre et un rayonnement exceptionnels. Elle rassembla autour d’elle bon nombre des meilleurs esprits du temps. Même si il est éperdument amoureux, et après la naissance du prince impériale, Napoléon ne reste pas longtemps fidèle. Humiliée, l’impératrice Eugénie tente de garder son influence mais son sens politique lui faisait défaut. Ses interventions en faveur de l’expédition au Mexique et sa régence pendant la guerre de 1870 furent mauvaises (toutefois mal aidé par les ministres).

    La chute du Second Empire et l’exil en Angleterre marquent le début d’une existence modeste, mais non sans grandeur. Après la mort de Napoléon III, en 1873, Eugénie reporte son amour et ses espoirs sur le Prince impérial, qui meurt en 1879, transpercé par les sagaies des Zoulous. Commence alors pour Eugénie une grande solitude affective, courant les mers et les continents pour apaiser sa douleur, aspirant au dépouillement tout en gardant le souci de son rang. Elle fut d’une grande générosité, pionnière du féminisme, lectrice favorable à Flaubert, femme éclairée qui encourage Pasteur. Une grande dame parfois maladroite mais toujours digne et d’un courage unanimement reconnu. Elle mourut à Madrid à plus de 94 ans…

    Pour en connaitre davantage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eugénie_de_Montijo


    Charlotte de Belgique

    Charlotte, fille de Léopold Ier de Belgique, est mariée à Ferdinand Maximilian Joseph, frère de l’empereur François-Joseph d’Autriche. Elle se verrait bien en impératrice. Elle insiste. Napoléon III aussi. Son plan : installer à la frontière des Etats-Unis un empire concurrent, catholique, stable et allié de la France. Depuis 1862, ses troupes occupent le pays et les conservateurs mexicains, ralliés, ont proclamé l’empire. Il ne manque que l’empereur ! « Le peuple est-il d’accord ? » s’enquit Maximilien. Bien sûr, lui assurent les notables, lui présentant un plébiscite truqué.

    Rassurés Maximilien et Charlotte débarquent à Veracruz le 28 mai 1864. Et doivent vite déchanter : ils ne sont pas les bienvenus. Les soldats de l’ancien président Juarez harcèlent les troupes françaises. Mais Napoléon III porte le coup de grâce. Inquiet des menées prussiennes en Europe, il rapatrie ses troupes à partir de 1866. Maximilien refuse d’abdiquer. Traqué par les hommes de Juarez, il est arrêté à Querétaro, et s’attends à être rembarqué illico pour l’Europe. C’est sa dernière erreur : il est jugé, condamné à mort et fusillé le 19 juin 1867.

    Avant cela Charlotte était revenue en France pour supplier Napoléon de poursuivre l’aide militaire à son mari, mais elle se heurte à un refus et sombre dans une folie qui ne la quittera plus jusqu’à sa mort, 60 ans plus tard.

    Pour en connaitre davantage : https://fr.wikipedia...harlotte_de_Belgique

    Liste de films avec Napoléon III et Eugénie http://www.vodkaster...napoleon-iii/1221050

    Sa bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=_sZbfHQCQXY

    Désolé impossible de trouver un lien pour le film complet


    Ce film revêtait une grande importance aux yeux des studios de la Warner. Il avait fallu deux ans pour achever le scénario après la consultation de 372 sources. Anton Grot, le directeur artistique, et son équipe dessinèrent 3643 esquisses et produisirent 7360 dessins pour 54 décors. D’après les dires des publicistes des studios, 14 femmes auraient fait don de leurs cheveux bruns pour fabriquer la perruque de Bette Davis qui coûta 2500 dollars. (propos repris dans une biographie de Bette Davis)

    Il semble que le titre véritable du film soit « Juarez et Maximilien ». En effet celui-ci a une importance capital dans le déroulement de l’histoire et se trouve au coeur du film. L’ensemble reste intéressant historiquement et se laisse suivre avec attention. Le style de Dieterle est vif et il arrive parfaitement à donner du rythme à son sujet. On peut voir dans ce récit une double lecture avec l’influence que prenait alors l’Allemagne nazie sur le reste de l’Europe. Dietse voit aidé par un bon casting où l’on croise une Bette Davis prenante et je garde toujours en mémoire cette scène où elle avance doucement vers une fenêtre ouverte, dans une nuit sombre symbolisant la folie qu’elle va peu à peu rencontrée.

    Eugénie est peu présente mais lorsqu’elle est présente on ne voit qu’elle avec ses immenses robes à panier. Mais face à Bette Davis, folle à lier, elle ne peut pas lutter.
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Theus
    commentaire modéré LUDWIG OU LE CREPUSCULE DES DIEUX - 1972 - LUCHINO VISCONTI

    http://www.vodkaster.com/films/ludwig/62095


    Elisabeth d’Autriche 1854-1898


    Elle garde pour de nombreuses personnes le visage de Romy Schneider. Pourtant, si le modèle était aussi beau que son interprète, la trilogie des Sissi ne reflète guère la réalité de la vie de l’impératrice.

    Certes Elisabeth de Wittelsbach a bel et bien fait tourner la tête de l’empereur d’Autriche François-Joseph. Elle a 15 ans, accompagne sa soeur Hélène venue à Vienne pour se fiancer avec lui… et c’est qu’il choisit.

    Mais l’austère cour des Habsbourg, l’impératrice souffre d’une étiquette trop rigide, d’une belle-mère omnipotente, d’une politique réactionnaire, opposée à ses idées libérales. Obsédée par la crainte de grossir, elle s’astreint tous les jours à des heures de gymnastique et d’équitation, ne mange quasiment rien et serre son corset pour conserver une taille de guêpe. A partir de 30 ans, se considérant trop vieille, elle refusera même d’être photographiée. Sa perpétuelle neurasthénie décourage son mari qui, bien que fou d’elle, se console avec ses maîtresses. Autant qu’elle le peut, Sissi fuit Vienne, et voyage. Le suicide de son fils Rodolphe, en 1889, finit d’anéantir l’impératrice. Ironie du sort, c’est comme symbole de l’absolutisme que Sissi, qui ne l’a jamais supporté, meurt poignardée à Genève, en 1898, par un anarchiste italien.

    Pour en savoir davantage : https://fr.wikipedia...th_en_Bavière

    Liste de films où apparait Elisabeth http://www.vodkaster...h-d-autriche/1271442

    Bande-annonce https://www.youtube.com/watch?v=o0Daj3kU15A

    Visconti sut seul retrouver une plausible image de la vraie Elisabeth. Son génie lui fit choisir Romy Schneider, plus belle encore dans sa maturité. Lorsque le réalisateur pense à réaliser ce film sur Louis II de Bavière il propose à l’actrice « un rôle dont elle a l’habitude »…

    - Je vois… Une putain ? lui répond-elle en éclatant de rire.

    Mais non, il s’agit de l’impératrice Elisabeth d’Autriche dont, décidément, le destin la poursuit. Visconti ne lui propose pas d’incarner Sissi mais, au contraire, Elisabeth, l’impératrice mûre et la femme désenchantée. En somme une Elisabeth qui a été meurtrie par les choses de la vie. Pour Romy Schneider cette rencontre avec Elisabeth est, dans l’évolution qu’est la maturité. Admirablement dirigée et photographiée, l’actrice est d’une grave beauté. On se dit qu’il était impossible de trouver actrice plus ressemblante à son modèle.

    Lorsque Romy Schneider, poursuivie elle aussi par une fatalité qui fera mourir son fils dans des conditions atroces, perdra goût à la vie, on ne manquera pas d’établir un sombre parallèle entre les deux femmes. Il ne faut donc pas oublier que l’actrice, grâce à ce quatrième et dernier film sur le sujet, a pu donner enfin la mesure d’un talent jadis occulté par l’eau de rose sur pellicule. Il ne faut pas oublier pourtant que le film s’appelle Ludwig et non pas Sissi IV. Romy Schneider n’y fait que quelques apparitions mais réussit à être continuellement présente dans la trame de l’histoire. Helmut Berger jouant Louis II c’est également une interprétation qui ressemble fort à de la réincarnation.
    5 janvier 2016 Voir la discussion...
  • Attrianera
    commentaire modéré Très beau travail. J'aime beaucoup ta liste.
    30 janvier 2016 Voir la discussion...
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